9 octobre 1906 : naissance de Senghor, le poète qui a fait de la négritude une arme

Story Africa·8 octobre 2026·2 min de lecture
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Léopold Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, sur la Petite Côte sénégalaise, selon son acte de naissance. Fils d'un commerçant catholique et d'une mère sérère, Gnilane Ndiémé Bakhoum, il sera le premier Africain agrégé de l'Université française, l'un des trois fondateurs de la négritude, puis le premier président du Sénégal indépendant.

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Formé par les pères spiritains de Ngazobil, Senghor arrive à Paris en 1928 et décroche en 1935 l'agrégation de grammaire : aucun Africain ne l'avait obtenue avant lui. Un détail dit tout de l'ordre colonial : pour se présenter au concours, il lui fallait la citoyenneté française, que le député Blaise Diagne l'aide à obtenir. L'excellence était permise, à condition de passer par le statut du colonisateur.

Un an plus tôt, en 1934, il fonde avec le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon-Gontran Damas la revue L'Étudiant noir. Il y expose sa lecture de la négritude, mot forgé par Césaire : revendiquer comme fierté ce que l'Europe désignait comme infériorité, et opposer aux hiérarchies raciales une civilisation noire.

Le président, et sa part d'ombre

Député à l'Assemblée nationale française dès 1945, Senghor est élu à la présidence le 5 septembre 1960, selon Wikipédia. Ces vingt années portent une blessure que Story Africa ne contourne pas : en décembre 1962, l'épreuve de force avec son compagnon de route Mamadou Dia, président du Conseil, se solde par l'arrestation de Dia et de quatre ministres, accusés de tentative de coup d'État. Détenu à Kédougou, Dia passera douze ans enfermé, selon Wikipédia, qui note que les sources divergent sur la peine. Beaucoup d'historiens datent de là le basculement du régime vers le parti dominant.

Partir vivant du palais

Le 31 décembre 1980, Senghor démissionne avant le terme de son cinquième mandat et laisse la présidence à son Premier ministre Abdou Diouf. South African History Online rappelle qu'il est le premier chef d'État africain à se retirer volontairement : un geste rare alors, et toujours cité sur un continent où les troisièmes mandats font débat. Élu à l'Académie française le 2 juin 1983, premier Africain à y siéger, il meurt le 20 décembre 2001 à Verson, en Normandie, et est enterré à Dakar.

Ironie : la date même de cette naissance n'est pas sûre. L'acte de naissance retient le 9 octobre 1906, l'acte de baptême le 9 août, et Wikipédia relève la divergence entre les registres — l'état civil colonial enregistrait les Africains avec une rigueur inégale.

À retenir

Né à Joal le 9 octobre 1906, Senghor a imposé la négritude comme arme intellectuelle et quitté le pouvoir de son plein gré en 1980 — sans que cela efface la répression de 1962 contre Mamadou Dia.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.