Africa Day 2026 : 5 000 jeunes attendus à Sciences Po Paris pour rencontrer des recruteurs africains

Plus de 5 000 étudiants et jeunes professionnels sont attendus le samedi 3 octobre 2026 à Sciences Po Paris, rue Saint-Guillaume, pour la troisième édition d'Africa Day. L'événement est organisé par la French-African Foundation avec le groupe panafricain AXIAN et Sciences Po.
Le programme annoncé compte une centaine de personnalités internationales, une trentaine de tables rondes, des « career talks », des ateliers de mentorat et un salon de recrutement ouvert de 10 heures à 17 h 30. Parmi les structures qui viennent recruter figurent le groupe AXIAN, la banque congolaise Rawbank, Africa Currency Network, le marocain OCP, Concerto, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, le magazine Jeune Afrique et Diaspora Connect.
Faire du continent un choix de carrière
L'enjeu est explicite : convaincre des jeunes formés en Europe, souvent issus de la diaspora, que leur trajectoire professionnelle peut se construire en Afrique. Les secteurs mis en avant sont l'énergie, le numérique, la finance et les infrastructures, portés par l'adoption rapide des technologies et la montée des investissements dans la tech africaine, note Financial Afrik.
« L'Afrique n'est pas une promesse lointaine », affirme Nachouat Meghouar, directrice générale de la French-African Foundation, citée par Afrimag, qui décrit un continent déjà « formidable espace de création ». Pour le directeur général d'AXIAN, Hassanein Hiridjee, la transformation du continent exige avant tout d'« investir dans les femmes et les hommes ». Le groupe doit profiter de la journée pour présenter son programme NextGen Leadership, destiné à faire circuler de jeunes talents entre ses activités dans plusieurs pays africains.
Le pari de la circulation des compétences
Ce type de rendez-vous déplace le débat sur la « fuite des cerveaux ». La question n'est plus seulement de retenir les diplômés africains, mais de leur offrir des postes, des salaires et des perspectives qui rendent le retour ou l'aller-retour possibles. Les entreprises du continent, elles, y trouvent un vivier qu'elles n'ont pas toujours les moyens d'aller chercher chez elles.
Reste à mesurer les effets réels. Un salon ne crée pas d'emplois par lui-même, et la réussite d'Africa Day se lira dans les contrats signés dans les mois qui suivent, pas dans le nombre de badges distribués à Paris. Le signal, lui, est clair : les recruteurs africains viennent désormais chercher leurs cadres en Europe, et non l'inverse.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.