AFRIFF : Hollywood vient à Lagos, 135 titres et un marché du film qui vise 1 500 participants
Culture

AFRIFF : Hollywood vient à Lagos, 135 titres et un marché du film qui vise 1 500 participants

5 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Pour sa 15e édition, ouverte le 1er novembre 2026 avec « Lady » d'Olive Nwosu, le festival de Lagos accueille Djimon Hounsou, Meagan Good et Jonathan Majors.

La 15e édition de l'Africa International Film Festival (AFRIFF) s'est ouverte le 1er novembre 2026 à Lagos, sur le thème « Frames of the Future: Africa's Creative Intelligence ». Le film d'ouverture, « Lady », est le premier long métrage de la réalisatrice nigériane Olive Nwosu : une conductrice de taxi transporte des travailleuses du sexe dans Lagos la nuit, dont son amie d'enfance.

Le festival présente vingt-trois longs métrages au sein d'une sélection de cent trente-cinq titres, selon Broadcast Media Africa. La programmation fait circuler le continent entier : « Slum Bomber » de l'Ougandaise Maureen Jolly Nankya, « Hadda » de l'Algérien Ahmed Riad, « Variations on a Theme » des Sud-Africains Devon Delmar et Jason Jacobs — déjà primé d'un Tiger Award au festival de Rotterdam —, ou encore « One Woman One Bra », coproduction kényano-nigériane portée par Vincho Nchogu. Les projections s'achèvent le 6 novembre 2026, avant les Globe Awards le 7 novembre.

Un marché qui veut doubler de taille

En parallèle s'est tenu, du 2 au 5 novembre 2026 à Twinwaters (Lekki), l'Africa Film & Content Market (AFCM), pour sa deuxième édition. Après plus de sept cents participants en 2025, les organisateurs visent mille cinq cents personnes cette année, avec des délégations venues notamment du Kenya, d'Afrique du Sud, du Ghana, de Côte d'Ivoire, de France, de Suède et des États-Unis.

Le 4 novembre 2026, le marché a consacré sa journée aux femmes dans le cinéma ; le 5 novembre était réservé aux sessions sur les productions africaines et les coproductions. C'est là que se joue l'essentiel : la capacité des cinéastes du continent à financer leurs films entre eux plutôt qu'à attendre les guichets du Nord.

Des billets payants, mais payés par une fondation

Cette édition introduit pour la première fois des projections payantes. La fondation Obi Adada prend toutefois en charge le coût des billets, de sorte que le public peut suivre la programmation sans payer son entrée, précise Broadcast Media Africa.

La soirée d'ouverture a réuni une partie de Nollywood — Rita Dominic, Wale Ojo, Osas Ighodaro, Toni Tones, Juliet Ibrahim, l'humoriste Real Warri Pikin — autour de la fondatrice du festival, Chioma Ude, selon Black Film Wire. Les acteurs américains Meagan Good et Jonathan Majors étaient présents ; Meagan Good a animé une conversation intitulée « The Art of Becoming: Craft, Identity and Reinvention » dans le cadre du marché, et Jonathan Majors a dit leur intérêt pour soutenir l'industrie et explorer des collaborations.

L'acteur béninois-américain Djimon Hounsou, invité d'honneur, était attendu pour présenter son court métrage « Calabash » et participer à une discussion sur la place des récits africains face aux publics mondiaux. Le signe le plus parlant de cette édition tient peut-être là : ce ne sont plus les cinéastes africains qui vont chercher une reconnaissance à Los Angeles, c'est Hollywood qui prend l'avion pour Lagos.

Sources et crédits photo

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