Afrique du Sud : 43 assassinats politiques en neuf mois avant les municipales du 4 novembre

Story Africa·3 octobre 2026·2 min de lecture
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Afrique du Sud : 43 assassinats politiques en neuf mois avant les municipales du 4 novembre
Photo : Portiatn · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Au moins 43 personnes ont été tuées en Afrique du Sud dans des assassinats politiques présumés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026, à un mois des élections locales prévues le 4 novembre. Le chiffre figure dans le rapport « Bullets and Ballots » publié le 2 octobre 2026 par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), une organisation de la société civile basée à Genève, et relayé par Africanews.

C'est le bilan annuel le plus lourd depuis que l'organisation a commencé à documenter ces violences en 2015. Il dépasse déjà, en neuf mois, les totaux complets de 2021 (30 morts), 2024 (33) et 2025 (31). La GI-TOC comptabilise 45 attaques à caractère politique sur la période, au sein d'un ensemble plus large de 205 incidents de meurtres ciblés recensés depuis janvier.

Le KwaZulu-Natal toujours en première ligne

La province du KwaZulu-Natal concentre la majorité des attaques, un héritage de décennies de violences politiques locales. Le Gauteng, qui abrite Johannesburg, en recense dix. Selon le rapport cité par Africanews, treize victimes étaient affiliées à l'ANC et huit au MK Party de l'ancien président Jacob Zuma, les autres se répartissant entre diverses formations. Le week-end d'inscription sur les listes électorales des 20 et 21 juin 2026 a été l'un des plus meurtriers : six militants ont été abattus dans quatre provinces, d'après la GI-TOC.

Des sièges municipaux qui valent cher

Derrière ces meurtres, un mécanisme bien documenté : dans de nombreuses communes, un mandat local ouvre l'accès aux marchés publics, aux emplois et aux budgets d'infrastructures. L'investiture d'un parti devient un enjeu financier, et les rivalités internes se règlent parfois par un tueur à gages. La GI-TOC prévient que « les mois les plus à risque » restent devant, à mesure que la compétition s'intensifie.

Ce scrutin constitue un test majeur pour la première économie industrielle du continent, trois ans avant les législatives de 2029 et après la perte de la majorité parlementaire de l'ANC en 2024. L'exaspération des électeurs face aux coupures, à la criminalité et à la corruption nourrit la concurrence partisane — et, avec elle, les risques. Défendre les droits des Africains, c'est aussi exiger qu'un citoyen puisse se présenter devant ses électeurs sans y laisser la vie. Les enquêtes policières sur ces dossiers, souvent lentes, seront le véritable baromètre de la réponse de l'État.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.