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Afrique du Sud : à Durban, les réfugiés africains sous la pression d'un ultimatum fixé au 30 septembre

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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À Durban, dans l'est de l'Afrique du Sud, des réfugiés et des migrants venus de plusieurs pays du continent attendent avec inquiétude la date du 30 septembre 2026, fixée par le mouvement anti-immigration March and March pour exiger le départ des étrangers en situation irrégulière. Dans un reportage publié le 28 septembre, Al Jazeera rapporte que plusieurs d'entre eux redoutent de nouvelles agressions à l'approche de cette échéance.

Cette date n'a aucune portée juridique. Le gouvernement sud-africain, cité par Al Jazeera, rappelle que ce mouvement n'a aucune autorité légale pour ordonner le départ de qui que ce soit. Basé à Durban et conduit notamment par Sphelele Shinga, March and March enchaîne depuis des mois les rassemblements contre l'immigration irrégulière, selon Seneweb et Afrikmag, qui soulignent que l'ultimatum relève d'une revendication militante, non d'une décision de l'État.

Un campement dispersé, des familles éparpillées

Des familles ont passé des semaines à dormir en plein air devant le bureau d'accueil des réfugiés de Durban. Le 3 septembre, des heurts ont opposé une centaine de manifestants à des migrants près des locaux du ministère de l'Intérieur : quatre blessés ont été signalés, d'après Al Jazeera. Le 15 septembre, 274 personnes ont été transférées au centre de Lindela, environ 150 autres sont restées à Durban.

Les personnes concernées viennent de RDC, du Burundi, d'Ouganda, du Mozambique, de Tanzanie, du Malawi et du Zimbabwe. Parmi elles, Raphael Bahebwa, Congolais arrivé en Afrique du Sud il y a vingt-six ans, vit désormais caché, raconte-t-il à Al Jazeera. Kafuti Muyumba, homme d'affaires congolais qui représente sa communauté, suit les familles dispersées dossier par dossier.

Des chiffres qui dépassent largement Durban

Entre le 14 juin et le 20 août 2026, 86 596 étrangers ont fait l'objet de procédures d'éloignement en Afrique du Sud, les Malawiens, les Zimbabwéens et les Mozambicains constituant les groupes les plus nombreux, selon les données citées par Al Jazeera. Une région, l'Afrique australe, où les circulations de travail sont anciennes et massives.

Des voix sud-africaines contestent la mise en accusation des étrangers. Ela Gandhi, ancienne parlementaire, dénonce les discours qui imputent aux migrants les difficultés économiques du pays, rapporte Seneweb. Princess Adjei, réfugiée ghanéenne, y décrit la précarité de celles et ceux qui dorment dans la rue faute de statut clair.

Le débat touche un principe que l'Union africaine défend dans son protocole sur la libre circulation des personnes : le droit des Africains à se déplacer sur leur propre continent. Il rappelle aussi que la protection des réfugiés incombe aux États, non à des mouvements qui s'arrogent le droit de fixer des ultimatums. Le 30 septembre dira si cette date reste un mot d'ordre ou se traduit par des actes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.