Afrique du Sud : environ 200 personnes, dont deux enfants, retrouvées enfermées dans un centre de sevrage clandestin

Story Africa·16 octobre 2026·2 min de lecture
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Environ 200 personnes ont été retrouvées le jeudi 15 octobre 2026 dans une église de Waterval B, à Siyabuswa (province du Mpumalanga, en Afrique du Sud), où fonctionnait un centre de sevrage non enregistré. Un homme de 59 ans et une femme de 58 ans, présentés par le ministère provincial du Développement social comme le pasteur et son épouse, ont été arrêtés le vendredi 16 octobre au matin, rapporte le quotidien sud-africain TimesLIVE.

La découverte a eu lieu lors d'une tournée d'inspection d'établissements soupçonnés d'être illégaux. Sur place, le couple a d'abord déclaré accueillir une soixantaine de pensionnaires. Les agents en ont dénombré près de 200, dont plus de trente femmes, un garçon de 11 ans et une adolescente de 16 ans.

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Des conditions qualifiées d'inhumaines par le ministère

Selon le Développement social, trente-sept personnes partageaient une même pièce, les sanitaires étaient insuffisants et les robinets d'eau avaient été verrouillés. Certains pensionnaires présentaient des plaies, d'autres étaient attachés les uns aux autres. Quatorze personnes ont reçu des soins médicaux pendant l'opération. Le ministère décrit des conditions « grossly inhumane ».

L'établissement faisait payer 3 000 rands par mois et par personne, dont 1 300 rands reversés à l'église par des intermédiaires appelés « scouters », selon le ministère. Les pensionnaires venaient notamment de Rustenburg, Soweto, Springs et Mamelodi. Certains étaient présents depuis plus de six mois.

Trois chefs d'accusation, comparution lundi

Le couple doit répondre d'enlèvement, d'exploitation d'un centre de traitement non enregistré au titre de l'article 19 de la loi sur la prévention et le traitement de la toxicomanie, et de manquements aux normes sanitaires et de sécurité. Le porte-parole de la police, le brigadier Donald Mdhluli, a confirmé ces charges et annoncé la constitution d'une équipe d'enquêteurs sous la conduite de la commissaire provinciale, la lieutenante-générale Apaphia Modise. D'autres arrestations ne sont pas exclues. La comparution est prévue lundi devant le tribunal de Mdutjana, à Siyabuswa. Les deux personnes arrêtées bénéficient à ce stade de la présomption d'innocence.

Une addiction laissée aux mains du marché informel

L'affaire met en cause moins une église qu'un vide : des familles confient leurs proches à des structures qui échappent à tout agrément, faute de places dans les centres déclarés. Que près de 200 personnes aient pu être retenues pendant des mois, contre paiement, à quelques kilomètres d'une administration provinciale, pose la question du contrôle réel exercé par l'État sur les lieux de soins.

Le ministère indique contacter les parents et tuteurs pour permettre des retrouvailles familiales quand c'est possible, et orienter les autres vers les services sociaux de leur région. La lieutenante-générale Modise a salué les agents du Développement social et de la santé environnementale, qui ont alerté la police.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.