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Afrique du Sud : la banque centrale relève son taux directeur à 7,25 % face au choc des carburants

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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La Banque de réserve d'Afrique du Sud (SARB) a relevé son taux directeur de 25 points de base, à 7,25 %, une décision prise le 23 septembre 2026 et entrée en vigueur le 25 septembre 2026, selon le service d'information du gouvernement sud-africain. Le comité de politique monétaire s'est prononcé à l'unanimité, portant le principal taux de refinancement de 7,00 % à 7,25 %.

L'inflation reste au-dessus de la cible

Le gouverneur Lesetja Kganyago a justifié la hausse par des risques inflationnistes orientés à la hausse. L'inflation se situe à 4,4 %, bien au-delà de l'objectif de 3 % que la banque centrale s'est fixé, et les anticipations de long terme des agents économiques tournent autour de 4 % plutôt que de cette cible, a-t-il relevé, toujours selon SAnews.

La SARB met en cause des facteurs largement extérieurs au continent : les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine ont provoqué, selon son communiqué, de sévères chocs d'offre négatifs qui freinent la production tout en poussant les prix. La flambée des carburants en est la traduction la plus directe pour les ménages sud-africains.

Croissance revue à la baisse

L'institution a abaissé sa prévision de croissance pour l'année, à 1,2 % contre 1,4 % précédemment, après une contraction au deuxième trimestre et dans l'attente d'une reprise au second semestre. L'inflation devrait rester élevée jusqu'en 2027 avant de revenir vers la cible de 3 % en fin d'année 2027.

Le comité a indiqué que le taux resterait globalement stable jusqu'à la fin de l'année, avec la possibilité de baisses ultérieures lorsque l'inflation se normalisera, chaque réunion restant décidée au cas par cas.

Ce que cela change pour les ménages

La hausse se répercutera sur les crédits à taux variable : mensualités plus lourdes sur les prêts immobiliers, les crédits automobiles, les prêts personnels et les soldes de cartes de crédit, relève le média sud-africain Cape Town Etc. Les épargnants peuvent en revanche espérer une meilleure rémunération sur certains produits. Le quart de point n'entraîne pas mécaniquement de hausse des prix quotidiens : l'effet dépend du niveau d'endettement de chaque foyer.

La séquence illustre une contrainte que partagent de nombreuses économies africaines : des banques centrales obligées de durcir leur politique monétaire, donc de freiner leur propre croissance, pour absorber une inflation importée née de conflits décidés ailleurs. Pour la première économie industrielle du continent, la facture se paie en pouvoir d'achat et en emplois différés.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.