Afrophobie et migrations : l'African Diaspora Union appelle les États africains à rendre des comptes

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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L'African Diaspora Union (AFRIDU), organisation panafricaine, a appelé le 2 octobre 2026 à Abuja les États du continent à traiter ensemble la question des migrations et de l'afrophobie, rapporte Voice of Nigeria. L'organisation tenait une conférence de presse en amont d'une rencontre internationale prévue le 5 octobre 2026 dans la capitale nigériane, sur le thème « Effect of Migration on the African Citizens ».

Son président, le professeur Chidiebere Anelechi, a insisté sur la dimension humaine du sujet : « derrière chaque statistique migratoire il y a un être humain », a-t-il déclaré selon Voice of Nigeria, évoquant une mère, un père, un fils, une fille. Il a rappelé que des milliers d'Africains meurent chaque année dans les traversées du désert et de la Méditerranée.

Un mécanisme de suivi des violences xénophobes

La revendication la plus concrète portée par l'organisation est la création d'un mécanisme continental de responsabilité, chargé de recenser et de suivre les incidents xénophobes. L'enjeu, posé sans détour par AFRIDU : quelle protection existe réellement pour un Africain agressé dans un autre pays africain ?

La question n'est pas théorique. Le président de l'organisation a salué le Nigeria, le Ghana, le Kenya, le Malawi et la République démocratique du Congo pour avoir évacué leurs ressortissants lors de violences xénophobes en Afrique du Sud. Interrogé sur la participation sud-africaine à la rencontre d'Abuja, il a indiqué qu'une invitation avait été adressée à Pretoria, sans savoir si elle serait honorée, selon le même média.

L'emploi comme réponse de fond

L'envoyé spécial d'AFRIDU au Nigeria, le professeur Abduljalil Tafawa Balewa, a de son côté mis l'accent sur la création d'emplois, présentée comme la condition pour s'attaquer aux causes profondes des départs. Un argument constant des organisations africaines : tant que les économies du continent n'absorberont pas leur jeunesse, aucune politique migratoire, africaine ou européenne, ne retiendra qui que ce soit.

AFRIDU se définit comme une organisation vouée à la promotion du panafricanisme, à la préservation du patrimoine culturel africain et à la défense des droits humains. Elle considère la diaspora africaine historique — les descendants des personnes déportées par la traite — comme partie intégrante du continent, et organise régulièrement à Abuja des rencontres de retour avec le concours de la Nigerians in Diaspora Commission (NIDCOM), selon le Nigerian Tribune.

L'initiative intervient alors que les politiques migratoires se durcissent partout, en Europe comme sur le continent. Elle déplace toutefois le regard : avant de dénoncer les murs érigés ailleurs, l'organisation demande aux gouvernements africains de garantir d'abord la dignité et la sécurité des Africains chez leurs voisins. C'est une exigence de cohérence pour une Union africaine qui proclame la libre circulation sans toujours en assurer la protection.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.