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AGOA : Washington exclut l'Afrique du Sud et le Rwanda du commerce sans droits de douane

3 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Le représentant américain au commerce a annoncé le 2 novembre 2026 l'exclusion de Pretoria et de Kigali de l'AGOA à compter du 1er janvier.
  • L'Afrique du Sud est le premier bénéficiaire du dispositif.

Le représentant américain au commerce a annoncé le lundi 2 novembre 2026 que Washington excluait l'Afrique du Sud et le Rwanda de l'AGOA, l'accord qui permet à des produits africains d'entrer aux États-Unis sans droits de douane. L'exclusion prend effet le 1er janvier, rapporte Africanews.

Le motif invoqué est celui de pratiques jugées incompatibles avec les critères d'éligibilité de l'accord. Dans son communiqué, le représentant au commerce Jamieson Greer évoque des obstacles qui, selon lui, nuisent au commerce et à l'investissement américains. La procédure prévoit un préavis de soixante jours adressé au Congrès américain et au pays retiré.

Le premier bénéficiaire de l'accord est le premier visé

L'Afrique du Sud est, de loin, le pays qui tire le plus de l'AGOA. L'accord a été reconduit jusqu'à la fin de 2028, mais il est réexaminé chaque année, ce qui laisse à Washington la main sur la liste des pays admis. Ces derniers mois, l'administration américaine a multiplié les critiques contre Pretoria, y compris des accusations de discrimination envers les Afrikaners blancs, que l'Afrique du Sud rejette.

Le gouvernement sud-africain disait s'y préparer. Le ministre du Commerce Parks Tau a assuré la semaine dernière à Johannesburg que l'économie resterait stable et que le pays chercherait d'autres marchés, selon Africanews. Le président Cyril Ramaphosa avait, lui, appelé le pays à se préparer à une décision défavorable.

Kigali refuse de servir de « bouc émissaire »

Pour le Rwanda, la décision s'ajoute aux sanctions prises la semaine dernière par les États-Unis contre son ministère de la Défense, accusé de soutenir les rebelles du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo, ce que Kigali dément. Le chef de la diplomatie rwandaise Olivier Nduhungirehe a déclaré à l'AFP que son pays ne devait pas servir éternellement de « bouc émissaire » pour ce qui se passe au Congo.

Au-delà des deux capitales sanctionnées, la décision rappelle une réalité que le continent connaît bien : un accès préférentiel accordé unilatéralement peut être retiré unilatéralement, et sans que les pays concernés siègent à la table où l'on décide. La question posée aux économies africaines reste donc la même, celle de débouchés qu'elles maîtrisent elles-mêmes, à commencer par le commerce entre pays africains.

Sources et crédits photo

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.

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