Airtel Money, 53 millions d'utilisateurs africains, valorisé 7 milliards de dollars… à Londres

Airtel Money, le bras financier mobile d'Airtel Africa, a fait son entrée sur le marché principal de la Bourse de Londres le vendredi 9 octobre 2026, sous le code AMC. L'action a été introduite à 1,96 livre sterling, ce qui valorise l'entreprise autour de 5,3 milliards de livres, soit près de 7 milliards de dollars, rapportent le quotidien nigérian ThisDay et le magazine African Business.
Un géant construit sur le continent
Le plus lu du moment14 octobre 1999 : mort de Mwalimu Nyerere, l'homme qui fit de Dar es Salaam la base arrière des libérations africaines →Les chiffres disent l'ampleur de ce qui a été bâti en Afrique. Airtel Money revendique environ 53 millions d'utilisateurs actifs par mois en juin 2026 et plus de 2,3 millions d'agents de proximité dans 13 pays africains, selon ThisDay. Sur les douze mois précédents, la plateforme a fait circuler quelque 213 milliards de dollars et dégagé environ 1,35 milliard de dollars de revenus sur l'exercice clos en mars 2026, avec une marge d'exploitation approchant les 50 %, précise African Business. Au Nigeria, l'activité passe par SmartCash Payment Service Bank, la filiale agréée du groupe.
Une vente d'actions existantes, pas une levée de fonds
La nuance est décisive. L'opération portait sur 270 millions d'actions déjà émises : les quelque 703 millions de dollars encaissés vont aux actionnaires vendeurs, pas dans les caisses de l'entreprise, souligne African Business. Cette cotation ne financera donc ni un nouveau pays, ni un nouvel agent de village. Parmi les actionnaires entrés au capital en 2021 figurent le fonds américain TPG, Mastercard et la Qatar Investment Authority.
Pourquoi Londres et pas Lagos, Nairobi ou Johannesburg
C'est la question que pose African Business : le prix d'un service rendu à 53 millions d'Africains se fixe désormais à la City. Le magazine pointe des raisons structurelles — liquidité limitée, réglementation fragmentée et très peu de grandes cotations technologiques sur les places africaines — et plaide pour le renforcement des Bourses du continent et de la participation des investisseurs locaux, afin qu'une plus grande part de la valeur reste en Afrique.
À Londres, le ministre britannique des Entreprises Jonathan Reynolds a salué une introduction qui montre, selon lui, que les entreprises ambitieuses continuent de choisir la Grande-Bretagne pour lever des capitaux, rapporte ThisDay. Le directeur général d'Airtel Money, Ian Ferrao, a mis en avant quinze années passées à construire l'une des principales plateformes de services financiers numériques d'Afrique.
La cotation donne à Airtel Money une valorisation de marché distincte de celle de sa maison mère Airtel Africa, note African Business, qui y voit un précédent pour d'autres entreprises africaines tentées par les marchés publics. Reste à savoir si les prochaines iront se faire évaluer à Londres ou chez elles.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


