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Algérie : les députés étendent la peine de mort aux incendiaires de forêts

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Les députés algériens ont adopté le 1er octobre 2026 une révision du code pénal qui étend la peine de mort aux auteurs d'incendies volontaires de forêts et de champs, rapporte RFI. Le même texte applique la peine capitale aux enlèvements d'enfants accompagnés de violences graves — torture, agression sexuelle ou mutilation, précise Africanews.

La mesure répond aux feux qui ont ravagé le pays durant l'été 2026. Selon Africanews, le bilan officiel s'établit à douze morts, des témoins ayant évoqué des dizaines de victimes. C'est le président Abdelmadjid Tebboune qui avait demandé, au mois d'août 2026, la révision du code pénal pour élargir la liste des crimes passibles de la peine capitale.

Une peine capitale sans exécution depuis 1993

L'extension intervient dans un cadre juridique singulier : l'Algérie applique un moratoire sur les exécutions depuis 1993, d'après Africanews. Des condamnations à mort continuent d'être prononcées, notamment dans des affaires de terrorisme, mais aucune n'est suivie d'exécution. Le président Tebboune a toutefois indiqué que les condamnés concernés seraient exécutés une fois leurs recours épuisés, ce qui reviendrait à rompre avec trente-trois ans de pratique.

Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, défend un texte proportionné : l'adoption de la peine de mort pour ces actes constitue selon lui « la réponse juridique appropriée » pour éradiquer ces crimes.

Ce que le texte dit de la lutte contre les incendies

Le pari est celui de la dissuasion maximale. Il laisse entières deux questions que les incendies de l'été 2026 ont posées : les moyens de prévention et de lutte contre le feu, et la capacité des enquêtes à établir l'intentionnalité d'un départ de flammes. Qualifier un incendie de volontaire et en identifier l'auteur relève d'une expertise technique exigeante ; dans un dossier où la sanction est irréversible, la marge d'erreur judiciaire devient la question centrale.

La réforme n'est pas définitive. Le Sénat doit examiner le texte avant sa ratification par le président de la République, indique Africanews. C'est dans cette étape que pourrait se jouer l'écart entre une loi d'affichage dissuasif et une rupture effective du moratoire algérien sur la peine de mort — une évolution qui concerne directement un débat continental, l'Afrique comptant parmi les régions où le mouvement abolitionniste a le plus progressé ces dernières décennies.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.