Amsterdam Dance Event : NAAK et Vumaala portent l'électro sud-africaine aux 30 ans du festival

Deux artistes sud-africains, NAAK et Vumaala, représenteront la scène électronique de leur pays à l'Amsterdam Dance Event (ADE), qui se tient du 21 au 25 octobre 2026 aux Pays-Bas, a annoncé le média spécialisé Music In Africa le 2 octobre 2026. Pour sa 30e édition, le plus grand rendez-vous mondial de la musique électronique consacre une partie de sa conférence professionnelle aux musiques d'Afrique subsaharienne.
Les deux artistes partageront la scène le 22 octobre lors d'une soirée Paradise Sound System à la House of A, à l'art'otel Amsterdam, aux côtés de Kususa, de Yamz & Phiwo et d'Oskido et ses invités, selon la même source.
Deux parcours, une même filière
NAAK est chanteur, producteur et DJ. Il a travaillé avec Black Coffee, Heavy-K, Bucie et DJ Tira, soit une bonne part de ce qui a fait la house sud-africaine des vingt dernières années. Il profitera d'Amsterdam pour présenter « Intoxicated », un morceau réalisé avec Bun Xapa et la chanteuse Rowlene, premier extrait de son EP à venir « After Hours ».
Vumaala est le projet artistique de Bubele Booi, producteur et multi-instrumentiste sud-africain nommé aux Grammy Awards. Son nom figure au générique de disques de Beyoncé, John Legend, Cynthia Erivo et Clean Bandit, rapporte Music In Africa. Sous l'identité Vumaala, il explore l'afro-house, le three-step et le gqom — des genres nés dans les townships de Durban et de Johannesburg.
Le vrai enjeu : qui encaisse
Ce parcours dit l'essentiel d'un problème africain. Des producteurs du continent fabriquent depuis des années le son de la pop mondiale, souvent sans que le public sache d'où il vient. Le déplacement d'un Bubele Booi à Amsterdam sous son propre nom change la donne : il n'y va plus comme technicien d'un disque signé ailleurs, mais comme auteur identifié d'une esthétique.
C'est précisément la logique du soutien apporté à cette délégation. Le programme est financé par le fonds de développement de la SAMPRA, l'organisme sud-africain de gestion des droits des artistes-interprètes et des producteurs, qui appuie l'exportation des musiciens du pays. Son directeur général, Pfanani Lishivha, participera aux discussions professionnelles du festival.
L'enjeu de ces conférences n'est pas décoratif. Quand l'amapiano et l'afro-house se diffusent dans les clubs d'Europe, d'Asie et d'Amérique, la question de la redistribution des droits vers les créateurs africains devient centrale. Y être présent, avec un organisme de collecte à la table, est une condition pour que la vague profite d'abord à ceux qui l'ont lancée.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

