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Banque africaine de l'énergie : 18 pays producteurs lancent à Abuja une institution dotée de 5 milliards de dollars

3 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Portée par Afreximbank et l'Organisation des producteurs de pétrole africains, la nouvelle banque veut financer ce que les prêteurs internationaux ne veulent plus financer.
  • L'Égyptien Helmy Ghazi en prend la présidence.

La Banque africaine de l'énergie (Africa Energy Bank), dotée d'un capital initial autorisé de 5 milliards de dollars, a formellement démarré ses activités à Abuja, au Nigeria, le 31 octobre 2026, selon le quotidien nigérian This Day. Elle a été portée par deux institutions du continent : la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) et l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), qui réunit dix-huit pays africains.

Un Égyptien à la tête d'une banque de dix-huit pays

L'établissement a annoncé sa création officielle lors de son assemblée générale inaugurale à Abuja, où son premier conseil d'administration a été constitué. L'Égyptien Helmy Ghazi a été désigné président fondateur de l'institution, indique Afreximbank, citée par This Day. Étaient présents le sénateur Heineken Lokpobiri, ministre d'État nigérian aux Ressources pétrolières, George Elombi, président d'Afreximbank et de son conseil d'administration, ainsi que Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie.

Deux cents milliards de dollars de besoins, des prêteurs qui se retirent

La banque justifie son existence par deux chiffres qui se font face : les besoins d'investissement énergétiques du continent, qu'elle estime à 200 milliards de dollars, et la réticence croissante des bailleurs internationaux traditionnels à financer les projets d'hydrocarbures. Elle se présente comme une institution financière panafricaine supranationale et indépendante, et entend financer toute la chaîne de valeur : exploration, production, transport, traitement, raffinage et distribution.

Au-delà du pétrole, l'institution affirme vouloir réduire la dépendance du continent aux produits pétroliers importés — une Afrique qui exporte son brut et rachète son carburant raffiné —, développer le commerce intra-africain de l'énergie, élargir la participation africaine au secteur et financer la production comme le transport d'électricité, y compris pour répondre aux besoins liés à l'intelligence artificielle.

Vingt mois de retard, et la question des versements

Le projet a été lancé en 2022, lorsque les pays producteurs africains et Afreximbank ont commencé à discuter d'un établissement financier dédié. L'échéance de mise en service, fixée à janvier 2025, n'a pas été tenue : selon This Day, elle a buté sur des désaccords portant précisément sur le transfert des souscriptions au capital et sur les engagements financiers des États. Le Nigeria a pour sa part engagé 100 millions de dollars, un investissement approuvé par le président Bola Tinubu.

C'est donc sur ce terrain que l'institution sera jugée : non sur les intentions annoncées à Abuja, mais sur l'argent effectivement versé par ses membres. L'APPO regroupe l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Cameroun, le Tchad, le Congo, la République démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Ghana, la Libye, la Namibie, le Niger, le Nigeria et le Sénégal. Le Venezuela en est membre honoraire.

Sources et crédits photo

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.

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