Basket : la Sénégalaise Aminata Seck libérée après près de deux mois de détention par l'ICE

La basketteuse sénégalaise Aminata Seck, 26 ans, a retrouvé la liberté après près de deux mois passés dans un centre de l'agence américaine de l'immigration, l'ICE, ont rapporté le 8 octobre 2026 le quotidien sénégalais Le Soleil et le site spécialisé Wiwsport. Joueuse de Kentucky State University, elle avait été interpellée le 7 août 2026 à l'aéroport international Muhammad-Ali de Louisville, dans le Kentucky, alors qu'elle voyageait avec son équipe pour un tournoi à New York.
Une caution de 2 500 dollars
Le plus lu du momentNiger : Moussa Kaka est détenu par l'État, confirme le ministre de la Justice après 36 jours de silence →Sa libération a été obtenue contre une caution de 2 500 dollars, selon son avocate Sadiqa Reynolds, citée par Wiwsport. Le dossier d'immigration de la joueuse, lui, reste ouvert : sa situation administrative n'est pas réglée.
Les deux versions de l'affaire ne se recoupent pas. Selon le Département américain de la Sécurité intérieure, cité par Le Soleil, Aminata Seck est entrée légalement aux États-Unis en 2019 puis y est restée après l'expiration de son visa, et un juge de l'immigration a prononcé en septembre 2025 une mesure d'expulsion définitive après son absence à une audience. L'entourage de la joueuse, rapporté par Wiwsport, évoque de son côté un problème de renouvellement de son visa étudiant.
Une semaine à l'isolement, un genou en morceaux
Ce sont les conditions de sa détention qui ont fait le plus de bruit. Aminata Seck aurait passé environ une semaine à l'isolement après avoir refusé de retirer une attelle de genou, selon la chaîne américaine WDRB, reprise par Le Soleil et Wiwsport. Elle décrit une pièce vide, sans livres ni rien pour occuper ses journées.
Pendant cette période, la joueuse a subi une rupture du ligament croisé antérieur et une lésion du ménisque. L'opération qui était prévue n'a pas pu avoir lieu. Son avocate a dénoncé publiquement l'absence de soins réguliers durant la détention.
« Ce fut difficile »
À sa sortie, l'intéressée a d'abord remercié Dieu et celles et ceux qui l'ont soutenue et ont prié pour elle. « Ce fut difficile », a-t-elle résumé, avant d'énumérer ses priorités : reprendre le chemin de l'université, décrocher son master et enfin se faire opérer du genou.
L'histoire d'Aminata Seck est celle de milliers de jeunes Africains partis étudier et jouer outre-Atlantique, dont le parcours sportif et universitaire peut basculer sur une audience manquée ou un papier qui tarde. Elle rappelle aussi une exigence simple : une sportive privée de liberté reste une personne qui a droit à des soins. Tant que son dossier n'est pas tranché, la menace d'un renvoi au Sénégal n'a pas disparu.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





