Berbera : le Somaliland dément tout projet de base militaire israélienne

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Somaliland a démenti début octobre 2026 tout projet d'installation d'une base navale ou aérienne israélienne à Berbera, son port stratégique sur le golfe d'Aden. Dans un communiqué relayé par le site régional Horn Diplomat et repris par allAfrica le 5 octobre 2026, son ministère des Affaires étrangères a qualifié de « trompeurs » les propos du président somalien et contesté l'idée que Berbera puisse servir de « plate-forme d'agression contre d'autres pays ».

Ce démenti répond à une interview accordée par Hassan Cheikh Mohamoud à Al Jazeera, publiée le 3 octobre 2026. Le chef de l'État somalien y affirmait qu'Israël entendait établir une base navale à Berbera et utiliser l'aéroport de la ville, avec pour véritable objectif de se rapprocher des États du Golfe et de l'Iran. La Somalie, ajoutait-il, n'acceptera une présence israélienne « en aucune circonstance » et refuse d'être entraînée dans les conflits du Moyen-Orient. Il décrivait Israël comme une « force déstabilisatrice ».

Une bataille sur la souveraineté

Au-delà du dossier militaire, c'est la question du droit de parler au nom du territoire qui est posée. Le Somaliland a réaffirmé sa souveraineté et rejeté toute autorité de Mogadiscio sur sa politique étrangère, présentant ses relations diplomatiques avec Israël comme des « décisions souveraines » destinées à promouvoir la coopération, le développement et la stabilité régionale. Hargeisa accuse la Somalie d'ingérence et de menaces de recours à la force, et appelle à la retenue.

Le territoire, qui a proclamé son indépendance en 1991 après sa séparation de la Somalie, n'a longtemps été reconnu par aucun État membre des Nations unies. Israël a été le premier à le faire, en décembre 2025, selon Al Jazeera : une reconnaissance qui a redessiné en quelques mois les équilibres diplomatiques de la Corne.

Berbera, verrou maritime convoité

Berbera fait face au Yémen, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, l'un des passages les plus sensibles du commerce mondial, où les Houthis ont imposé des blocages à la navigation. Cette géographie explique l'intérêt des puissances extérieures pour un port que l'Éthiopie, privée d'accès à la mer, lorgne également : le Somaliland dit soutenir un accès éthiopien à la mer, à condition qu'il passe par des arrangements négociés.

La Corne de l'Afrique redevient ainsi un échiquier où des États non africains placent leurs pions. La question que posent ces démentis croisés est moins celle de la véracité de telle ou telle base que celle du contrôle : qui décide, à Hargeisa comme à Mogadiscio, de ce que deviennent les côtes africaines de la mer Rouge et du golfe d'Aden.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.