Burkina Faso : Ibrahim Traoré dit son football « malade » après le 7-0 encaissé en Argentine

Le président burkinabè Ibrahim Traoré a affirmé le 5 octobre 2026, en recevant les Étalons U15 filles, que « notre football est malade », promettant d'y « trouver les remèdes ». Deux jours plus tôt, le 3 octobre 2026, la sélection A du Burkina Faso avait encaissé sept buts sans réponse face à l'Argentine à l'Estadio Monumental de Buenos Aires.
Le chef de l'État a été plus explicite encore sur sa méthode : « Nous n'avons pas le choix, nous sommes obligés de rentrer dedans, qu'on soit suspendus ou pas », a-t-il déclaré selon Afrik-Foot, annonçant de « nouvelles choses » dès la semaine suivante sans en détailler le contenu.
Le spectre d'une sanction de la FIFA
Cette formulation n'est pas anodine. Les statuts de la FIFA imposent l'indépendance des fédérations nationales vis-à-vis des pouvoirs publics, et une mainmise gouvernementale sur la Fédération burkinabè de football pourrait, rappelle Afrik-Foot, exposer le pays à des sanctions allant jusqu'à la suspension des compétitions internationales. Plusieurs fédérations africaines en ont déjà fait l'expérience ces dernières années.
Douze heures de vol et cinq heures avant le coup d'envoi
La déroute argentine ne se résume pas à un écart de niveau. D'après Pulse Ghana, la délégation burkinabè s'est retrouvée bloquée à Casablanca après son match des éliminatoires de la CAN 2027, son vol affrété tombant en panne technique. Les Étalons ont finalement atterri à Buenos Aires environ cinq heures avant le coup d'envoi, au terme d'un trajet d'une douzaine d'heures.
Plusieurs cadres ont renoncé au déplacement, invoquant la fatigue et la désorganisation : treize joueurs sans aucune sélection ont été alignés, toujours selon Pulse Ghana. En face, l'Albiceleste a déroulé : Lautaro Martínez, Gianluca Prestianni, Nicolás Paz, Julián Álvarez, Franco Mastantuono et Giuliano Simeone ont marqué, complétés par un but contre son camp.
Qui encaisse les recettes de ces amicaux ?
Au-delà du score, c'est l'économie de ces rencontres qui est en cause. Selon le journaliste Romain Molina, cité par Pulse Ghana, la fédération argentine passe par un intermédiaire, Eurodata Sport Ltd, pour organiser ses amicaux contre des sélections africaines : le voyage et l'hébergement sont pris en charge, mais aucune prime de participation ni partage des recettes de la billetterie et des droits télévisés ne reviendrait aux fédérations invitées. Ces affirmations n'ont pas été confirmées par les instances concernées.
Le modèle en dit long sur la place assignée aux équipes africaines dans le calendrier international : des adversaires utiles pour remplir un stade, rarement traités en partenaires. Les Étalons, eux, retrouveront une échéance plus sérieuse en novembre 2026, avec les troisième et quatrième journées des éliminatoires de la CAN 2027, où ils figurent parmi les mieux placés de leur groupe.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
