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- Les associations camerounaises ont présenté le 2 novembre 2026 à Yaoundé un avant-projet de loi sur les violences basées sur le genre.
- Elles réclament une ordonnance de protection qui n'existe pas encore.
Les associations camerounaises qui luttent contre les féminicides ont présenté le 2 novembre 2026 à Yaoundé l'état d'avancement d'un avant-projet de loi sur les violences basées sur le genre, qu'elles veulent voir inscrit à l'ordre du jour de la session parlementaire de novembre, selon la revue de presse d'allAfrica citant RFI.
Le texte, rédigé au début de 2026 selon RFI, se veut plus répressif que les dispositions en vigueur. Pour Yvonne Akoa, présidente de l'Association des femmes juristes du Cameroun, il ne s'agit surtout pas d'une « loi cosmétique » comme celles adoptées jusqu'ici : le texte « définit les violences basées sur le genre », les incrimine et les sanctionne, et introduit « une ordonnance de protection qui n'existe pas encore », ainsi qu'un volet consacré à la réparation.
Ce que disent les chiffres
Un document publié le 6 octobre 2026 par la Ligue pour l'éducation de la femme et de l'enfant (LEFE), ONG camerounaise fondée par Pauline Biyong, cite des données présentées par le ministère de la Promotion de la femme et de la famille devant l'Assemblée nationale le 19 juin 2026 : 50 féminicides et 1 599 cas de violences basées sur le genre, dont 166 viols, entre janvier et avril 2026. La même organisation rappelle que l'enquête démographique et de santé de 2018 relevait que 44 % des femmes ayant vécu en union déclaraient avoir déjà subi des violences d'un partenaire.
Toujours selon la LEFE, sur 54 pays africains, 38 disposent d'une loi spécifique contre les violences faites aux femmes et 24 d'un code de la famille ; le Cameroun n'aurait ni l'un ni l'autre. L'organisation ne précise pas la source de cette comparaison.
Un avant-projet de 64 articles
L'avant-projet compte 64 articles, indique la LEFE, et serait issu de consultations tenues à Kribi en 2023, à Mbankomo en 2024 et à Ebolowa en 2026. Il couvrirait les violences économiques, numériques et obstétricales ainsi que le contrôle coercitif, et prévoirait une ordonnance de protection en moins de vingt-quatre heures, un guichet unique départemental et la gratuité des preuves médico-légales.
L'ONG a fixé une échéance au 6 novembre 2026, premier anniversaire du septennat, et réclame en parallèle un code des personnes et de la famille attendu depuis des années. « Les femmes et les enfants ne peuvent plus attendre », écrit-elle.
Les sources consultées ne donnent pas les dates exactes de la session parlementaire de novembre 2026. Entre un décompte médiatique de huit femmes tuées en huit jours en août 2026, cité par l'ONG sans source nommée, et un texte qui attend de franchir la porte de l'Assemblée, c'est la vitesse de la loi, plus que son existence, que les juristes camerounaises mettent en cause.
Sources et crédits photo
- Revue de presse de l'Afrique francophone du 3 novembre 2026 — allAfrica (source RFI)
- Féminicides / Novembre 2026 : ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire — Camer.be
- La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants — Camer.be
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.
