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Cameroun : Afreximbank injecte 40 millions d'euros dans le sidérurgiste Prometal

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Afreximbank a accordé une ligne de crédit renouvelable de 40 millions d'euros, soit 45,3 millions de dollars ou 26,2 milliards de FCFA, à la société camerounaise Prometal SA pour financer son fonds de roulement. L'accord a été signé le 28 septembre 2026 au Caire, selon Business in Cameroon.

Le document a été paraphé par Denys Denya, vice-président exécutif de la banque panafricaine, et Hayssam El Jammal, patron du groupe Prometal. Les fonds doivent servir à acheter billettes et produits sidérurgiques semi-finis, que le Cameroun ne produit pas.

Un champion industriel dépendant des importations

Prometal est présenté comme le premier producteur d'acier et de produits métalliques d'Afrique centrale. Ses usines fondent de la ferraille collectée sur place pour en tirer des fers à béton. Mais cette ferraille ne couvre que 40 % de ses besoins, et le pays n'exploite pas de minerai de fer : le reste doit être importé, rappelle Business in Cameroon.

C'est précisément ce chaînon manquant que la banque vient financer. George Elombi, président d'Afreximbank, y voit un moyen de « renforcer les capacités de production locales de l'Afrique », selon l'Agence Ecofin.

Des usines à moitié vides

Le paradoxe est que la contrainte de Prometal n'est pas seulement l'approvisionnement. La capacité installée de la sidérurgie camerounaise atteint 1,2 million de tonnes par an, pour une demande intérieure estimée à environ 450 000 tonnes : un appareil industriel 2,7 fois plus grand que son marché. Les usines tourneraient à la moitié de leurs capacités, avec 30 milliards de FCFA de produits finis invendus en septembre 2026, d'après la même source.

Le groupe a entre-temps élargi son périmètre. Via sa filiale NOVIA Industries, créée en 2018, il s'est diversifié dans l'aluminium et le raffinage d'huile de palme. En septembre 2025, il avait mobilisé 54,4 milliards de FCFA pour son projet ProAlu auprès de BGFI Bank, de Société Générale Cameroun, de Proparco et d'Afriland First Bank, selon l'Agence Ecofin.

Ce que ce prêt règle, et ce qu'il ne règle pas

Ce financement sécurise un cycle d'exploitation, pas un modèle. Transformer localement reste l'objectif juste : un pays qui fabrique ses fers à béton garde la valeur et les emplois chez lui. Mais tant que la matière première vient de l'extérieur et que le marché intérieur reste étroit, la rentabilité dépendra de deux chantiers que le crédit ne finance pas : l'ouverture de débouchés régionaux, via la CEMAC et la zone de libre-échange continentale africaine, et la mise en valeur du minerai camerounais.

Hayssam El Jammal assure que l'opération traduit la volonté de « transformer les ambitions industrielles de l'Afrique en réalité », selon Business in Cameroon. Le test viendra des carnets de commandes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.