Cameroun : la start-up lensX lance une place de marché en ligne pour les commerçants africains

Une start-up camerounaise, lensX, a lancé en octobre 2026 une place de marché en ligne destinée aux entreprises africaines, rapportent les sites spécialisés Disrupt Africa et Business Tech Africa. Fondée par l'entrepreneur Ikomi Henry, la plateforme se compose de deux produits web : lensX Marketplace, côté acheteurs, et lensX Vendors, qui permet aux commerçants de référencer et de vendre leurs produits.
Sortir le commerce des réseaux sociaux
Le constat de départ est celui que connaît n'importe quel vendeur à Douala, Lagos ou Abidjan : l'essentiel de la vente en ligne se joue aujourd'hui sur WhatsApp, Instagram et Facebook, de façon dispersée et informelle. « De nombreuses entreprises africaines dépendent encore fortement des réseaux sociaux », résume le fondateur, cité par Disrupt Africa, qui décrit un besoin d'infrastructure commerciale structurée. L'ambition de lensX est de rassembler catalogue, paiement et relation client dans un même espace dédié.
Un projet encore financé par son fondateur
L'entreprise reste à ce stade autofinancée par son fondateur et ne déclare pas de revenus significatifs. Elle dit chercher des partenariats stratégiques et des investisseurs extérieurs pour accompagner son développement. Le modèle économique annoncé repose sur plusieurs sources : commissions sur les transactions, services payants aux vendeurs, abonnements, mise en avant de produits, publicité et promotions.
La feuille de route technologique est ambitieuse : découverte de produits assistée par intelligence artificielle, puis expérience d'achat en réalité augmentée, lensX affirmant viser le statut de l'une des premières places de marché africaines à intégrer cette technologie. Les priorités immédiates sont plus prosaïques : élargir le nombre de vendeurs et de clients, étoffer le catalogue et corriger la plateforme à partir des retours des premiers utilisateurs.
Les obstacles d'un marché encore à construire
Le fondateur cite trois difficultés rencontrées pendant la construction du service : la conformité réglementaire, les intégrations avec des prestataires tiers et l'accès aux infrastructures. Ce dernier point est révélateur : certains services techniques et financiers restent réservés aux entreprises déjà établies, un verrou que rencontrent beaucoup de jeunes pousses du continent avant même d'avoir un premier client.
Lancée d'abord au Cameroun, la plateforme annonce vouloir s'étendre à d'autres marchés africains puis à l'international. Rien ne garantit qu'elle y parvienne : le commerce en ligne africain est un cimetière de plateformes prometteuses, et les obstacles logistiques et de paiement transfrontalier n'ont pas disparu. Mais le pari que des entrepreneurs africains construisent eux-mêmes l'infrastructure de leur propre commerce, plutôt que de la louer à des plateformes étrangères, mérite d'être suivi.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
