Cancer du col de l'utérus : le Sénégal vise 25 % de mortalité en moins d'ici 2029, mais dépiste moins de 15 % des femmes

Le Sénégal s'est fixé pour objectif de réduire d'au moins 25 % la mortalité liée au cancer d'ici à 2029, conformément à son Plan national de lutte contre le cancer 2025-2029. L'annonce a été rappelée le vendredi 3 octobre 2026 à Dakar, à l'ouverture du 5e congrès national et 4e congrès international de la Société sénégalaise de colposcopie et de pathologie liée au papillomavirus (SSPP), par Abdallah Wade, représentant du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, rapporte l'Agence de presse sénégalaise (APS).
Les outils existent déjà
Le pays n'est pas démuni. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), principale cause du cancer du col de l'utérus, a été intégrée au Programme élargi de vaccination dès 2018. Le dépistage des lésions précancéreuses est progressivement incorporé à l'offre de soins, selon l'APS. La stratégie nationale s'articule autour de quatre axes : renforcer la prévention, améliorer le dépistage, promouvoir le diagnostic précoce et organiser la prise en charge des malades.
« Notre véritable réussite ne sera pas seulement de disposer de vaccins, de tests ou de compétences », a prévenu Abdallah Wade, pour qui l'enjeu est qu'« une fille soit vaccinée », qu'« une femme soit dépistée » et qu'une lésion précancéreuse soit traitée à temps.
Le dépistage, maillon faible
C'est précisément là que le compte ne tombe pas juste. Le dépistage du cancer du col de l'utérus concerne moins de 15 % des femmes au Sénégal, selon le gynécologue-obstétricien Omar Gassama, cité le 1er octobre 2026. L'accès aux soins spécialisés reste particulièrement difficile pour les femmes des zones rurales.
Or ce cancer est l'un des rares que l'on sait à la fois prévenir par un vaccin et guérir quand il est détecté tôt. Chaque femme diagnostiquée au stade avancé représente donc un échec évitable du système de santé, pas une fatalité biologique.
Une bataille continentale
Le constat dépasse le Sénégal : partout sur le continent, l'obstacle n'est pas la science, qui sait prévenir et traiter ce cancer, mais des chaînes de soins qui doivent tenir du poste de santé de village jusqu'au centre de référence.
Au Sénégal, la trajectoire fixée pour 2029 se jouera donc moins dans les congrès que dans les postes de santé : nombre de filles effectivement vaccinées, nombre de femmes dépistées hors de Dakar, délai entre un frottis anormal et son traitement. « Notre défi n'est plus de savoir ce qu'il faut faire. Notre défi est d'aller plus vite », a résumé la Dre Madjiguène Ba, de la SSPP.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

