Centrafrique : d'anciens internationaux réclament la démission de la fédération de football

Une centaine d'anciens joueurs et de supporters se sont rassemblés à Bangui le 1er octobre 2026 pour exiger la démission du président de la Fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, et le départ du sélectionneur des Fauves, Éloge Enza Yamissi. Selon RFI, la mobilisation est née de la colère suscitée par le faux départ de la sélection dans les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2027.
Deux défaites qui ont mis le feu aux poudres
La République centrafricaine a perdu ses deux premières rencontres : 0-1 face au Burkina Faso, puis 1-3 contre la Mauritanie. Un bilan qui éloigne déjà les Fauves d'une qualification que le pays n'a jamais obtenue : la Centrafrique n'a encore jamais pris part à une phase finale de CAN.
Mais pour les manifestants, les résultats ne sont que le symptôme. D'après RFI, les anciens internationaux pointent l'état du football national : les stades centrafricains ne sont plus homologués depuis six ans, ce qui contraint les sélections à jouer loin de leur public, et aucun club du pays n'a représenté la Centrafrique dans une compétition continentale depuis deux ans.
Une manifestation bloquée, la police disperse
Le cortège n'a pas atteint le siège de la fédération : des contre-manifestants ont barré la route aux protestataires avant que la police ne disperse les deux groupes, rapporte RFI. Parmi les figures présentes, l'ancien international Bruce Kamo a mis en cause la gestion du football centrafricain, tandis que Léopold Nagot, secrétaire général du syndicat des joueurs retraités, a lié l'absence des clubs sur la scène africaine aux mauvais résultats de la sélection. Le syndicat annonce de nouvelles actions dans les prochains jours.
Le droit des publics africains à une gouvernance responsable
Le dossier centrafricain n'a rien d'isolé sur le continent : des infrastructures non homologuées obligent plusieurs sélections africaines à recevoir à l'étranger, un coût humain et financier supporté par les joueurs, les supporters et les contribuables. Défendre le football africain, c'est aussi reconnaître aux citoyens le droit de demander des comptes à leurs fédérations.
La suite se jouera sur deux terrains : celui des éliminatoires, où les Fauves devront relancer une campagne déjà mal engagée, et celui de la gouvernance, où la fédération devra répondre publiquement à des accusations formulées par ceux qui ont porté le maillot national.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.