Choléra : 7 870 morts dans le monde en 2025, le pire bilan depuis 1999, et l'Afrique en première ligne

Le choléra a tué 7 870 personnes dans le monde en 2025, pour 451 499 cas signalés par 47 pays : c'est le bilan annuel le plus lourd depuis 1999, selon le point de situation publié par l'Organisation mondiale de la santé le 30 septembre 2026 et relayé par AllAfrica.
La région Afrique de l'OMS porte la charge la plus lourde, avec une hausse de 34 % des cas et de 58 % des décès par rapport à 2024. Environ 90 % des cas et des morts se concentrent dans sept pays : l'Angola, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Soudan du Sud, auxquels s'ajoutent le Bangladesh et le Yémen.
« Personne ne devrait mourir du choléra aujourd'hui », résume le Dr Chikwe Ihekweazu, de l'OMS, cité dans le document.
Une maladie de l'eau coupée, pas de la fatalité
Le choléra se soigne : une réhydratation rapide suffit dans la grande majorité des cas. Mourir du choléra en 2026 signale donc l'absence d'eau potable, d'assainissement et de soins accessibles — un sous-investissement, pas une fatalité. Trois des cinq pays africains les plus touchés, la RDC, le Soudan et le Soudan du Sud, sont en guerre, et leurs réseaux d'eau en portent la trace.
Le climat accélère la propagation
L'Afrique australe en donne l'illustration. Entre le 1er janvier et le 15 février 2026, cinq pays — Malawi, Mozambique, Namibie, Zambie et Zimbabwe — ont déclaré 4 320 cas et 56 décès, contre 586 cas et 11 décès sur la même période en 2025, soit une multiplication par plus de sept, selon le bureau régional de l'OMS pour l'Afrique. Le Mozambique concentrait 90 % des cas de la zone, après des cyclones tropicaux ayant touché plus de 700 000 personnes.
« La forte augmentation des cas de choléra nous rappelle clairement à quel point les chocs climatiques intensifient les risques », a déclaré la Dre Marie Roseline Darnycka Belizaire, responsable des urgences à l'OMS Afrique. Le continent, qui émet une part marginale des gaz à effet de serre, règle ainsi la facture sanitaire du dérèglement climatique.
Vaccins : l'offre monte, l'accès reste la question
La production mondiale de vaccin oral anticholérique est passée de 30 millions de doses en 2022 à 80 millions en 2025. Sur la méningite, 24 pays africains ont rapporté 21 526 cas suspects et 971 décès, soit une létalité de 4,5 % ; le vaccin Men5CV, actif contre cinq sérogroupes, a été déployé en 2025, le Niger menant la première campagne nationale.
La capacité africaine à produire et distribuer ses propres vaccins reste l'enjeu des prochaines années, à l'heure où les budgets de l'aide sanitaire mondiale se contractent.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.