Contraception : la caravane d'Epworth a servi 100 000 adolescents zimbabwéens, l'aide étrangère s'effondre

À Epworth, quartier densément peuplé de la périphérie de Harare, une caravane installée dans un recoin d'hôpital sert de clinique de santé reproductive pour les adolescentes du secteur. Depuis 2021, plus de 100 000 jeunes y ont été reçus, rapporte Africanews dans un reportage publié le 9 octobre 2026.
La structure est gérée par Population Services Zimbabwe, affiliée à MSI Reproductive Choices, qui intervient dans 36 pays. Son directeur, Pester Siraha, défend le modèle mobile comme seul moyen d'atteindre des jeunes femmes qui n'iraient pas d'elles-mêmes dans un centre de santé classique.
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Kelly Nhedega, 18 ans, est l'une de ces usagères. Enceinte à 16 ans, elle a quitté l'école et élève un enfant de 18 mois. Elle explique à Africanews qu'elle ne veut pas d'autre grossesse parce qu'elle entend reprendre les cours. Son parcours résume l'enjeu : sur le continent, environ 180 000 femmes meurent chaque année de causes liées à la grossesse, et l'Afrique subsaharienne concentre 70 % de la mortalité maternelle mondiale.
Le mur du financement
Le reportage documente un recul brutal des moyens. L'UNFPA estime à 185 millions de dollars le déficit de financement de la contraception pour 2026. Près de 1 400 établissements de santé reproductive doivent fermer dans le monde d'ici décembre, dont 1 175 en Afrique, ce qui priverait de services quelque 5,9 millions de femmes. MSI Zimbabwe a pour sa part perdu une subvention de 9 millions de dollars sur cinq ans accordée en 2023, dont plus de 6 millions n'avaient pas encore été dépensés.
Deux causes se cumulent : le démantèlement de nombreux programmes d'aide américains en 2025 et la réorientation de bailleurs européens — la Suède a arrêté son aide au développement destinée au Zimbabwe pour se concentrer sur l'Ukraine.
Harare paie désormais une partie de la facture
Le gouvernement zimbabwéen tente de compenser. Il a consacré 6,3 millions de dollars à l'achat de contraceptifs depuis 2022 et s'est engagé sur 2,25 millions de dollars par an en 2026 et 2027. C'est un engagement public rare sur ce terrain, mais il reste en deçà des montants perdus.
Le dernier obstacle est logistique. Inonge Wina Chinyama, directrice de MSI en Zambie, résume le problème par le « last mile » : acheminer effectivement les produits jusqu'aux centres ruraux. En Zambie, une commande passée en novembre est arrivée avec plus de trois mois de retard. Autant de semaines pendant lesquelles des jeunes femmes repartent les mains vides.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


