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Côte d'Ivoire : la BOAD met 10 milliards FCFA dans COFINA pour financer les PME

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) accorde une ligne de refinancement de 10 milliards de francs CFA, soit environ 14,3 millions de dollars, à COFINA Côte d'Ivoire, a-t-on appris le 28 septembre 2026 selon l'Agence Ecofin. Ce financement à moyen terme doit servir aux investissements des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries ivoiriennes.

Le chaînon manquant du crédit

L'opération vise un point de blocage bien connu de l'économie ivoirienne. D'après l'enquête Enterprise Survey de la Banque mondiale citée par l'Agence Ecofin, 27,6 % des petites entreprises ivoiriennes désignent l'accès au financement comme leur principale contrainte, et près de 70 % financent leurs investissements sur leurs propres ressources plutôt qu'auprès des banques. Autrement dit, la croissance de milliers d'ateliers, de fermes et de PME de services dépend aujourd'hui de leur trésorerie, pas du système bancaire.

Les fonds sont orientés vers l'investissement des PME, les entreprises dirigées par des femmes, l'inclusion financière et les projets verts. La répartition précise entre ces priorités n'a pas été communiquée.

COFINA, un acteur ivoirien de la « mésofinance »

Fondée en 2014 et dirigée par l'Ivoirien Jean-Luc Konan, COFINA s'est construite sur ce segment intermédiaire, trop gros pour la microfinance et trop petit pour les banques classiques. À fin 2025, l'établissement revendiquait plus de 90 000 clients, un total de bilan de 139 milliards FCFA, 76 milliards FCFA de crédits et 69 milliards FCFA de dépôts, ce qui en fait le deuxième système financier décentralisé du pays derrière Baobab.

Ce n'est pas le premier appui institutionnel reçu par le groupe : la Banque européenne d'investissement lui avait consenti 10,5 milliards FCFA en 2023, en ciblant déjà les PME des chaînes de valeur agricoles, les femmes entrepreneures et les investissements verts.

Ce que cela dit du financement africain

L'intérêt de ce type d'opération est qu'elle passe par une institution africaine, la BOAD, pour refinancer un acteur africain qui prête dans sa propre monnaie à des entreprises locales. C'est l'un des rares circuits où l'épargne et les ressources longues de la sous-région reviennent vers le tissu productif, au lieu de repartir en dette extérieure libellée en devises.

Reste la question du coût final pour l'emprunteur : une ligne de refinancement ne dit rien des taux appliqués aux PME au bout de la chaîne, ni du nombre d'entreprises effectivement servies. Ce sont ces chiffres, s'ils sont publiés, qui permettront de mesurer l'effet réel sur l'emploi.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.