Côte d'Ivoire : la mine d'or de Boundiali promet 4 200 emplois, sans part locale précisée

Story Africa·10 octobre 2026·2 min de lecture
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Le gouvernement ivoirien a annoncé le 8 octobre 2026 que la construction de la future mine d'or de Boundiali, dans le nord du pays, devrait générer 4 200 emplois directs et indirects, puis environ 2 200 une fois la mine en exploitation, rapporte l'Agence Ecofin. L'annonce est tombée après une rencontre entre le Premier ministre Robert Beugré Mambé et Caigen Wang, directeur général de la société australienne Aurum Resources, qui porte le projet.

Un gisement passé de l'anonymat à 3,22 millions d'onces

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En à peine deux ans, Boundiali est devenu l'un des projets aurifères les plus suivis d'Afrique de l'Ouest. Les ressources identifiées atteignaient 3,22 millions d'onces d'or en mai 2026, selon l'Agence Ecofin, pour une production totale attendue de 1,5 million d'onces sur onze ans. Le coût de mise en production est estimé à 342 millions de dollars.

Rien n'est encore acté. L'étude de faisabilité définitive est attendue au quatrième trimestre 2026, le permis d'exploitation doit être délivré et le financement bouclé. Aurum Resources n'a pas encore pris sa décision finale de construire, précise l'Agence Ecofin, qui rappelle que la société cherchait en septembre 2026 à lever 37 millions de dollars pour avancer. Le chantier est annoncé pour la fin 2026 et la première production pour 2028.

Des emplois annoncés, une part ivoirienne inconnue

C'est la zone d'ombre du communiqué : la proportion de ces 4 200 postes qui ira à des travailleurs locaux n'est pas précisée, relève l'Agence Ecofin. Dans une région où l'or alimente depuis des décennies le soupçon d'une richesse qui part sans laisser de trace, la question n'est pas secondaire. Elle est même le cœur du contrat social minier : un gisement ne crée de la valeur pour un pays que si les emplois, les commandes et la formation restent sur place.

Les chiffres officiels cités par l'Agence Ecofin montrent que l'emploi direct dans les mines ivoiriennes est passé de 8 291 postes en 2016 à 16 325 en 2024. Une progression réelle, mais qui reste modeste au regard du poids du secteur dans les exportations du pays. Abidjan dit miser sur sa politique de contenu local pour augmenter la participation nationale à la chaîne minière.

Ce qui vient ensuite

Trois jalons diront si les 4 200 emplois sont une promesse ou une projection : l'étude de faisabilité de fin 2026, l'octroi du permis, et la capacité d'Aurum à réunir 342 millions de dollars. Et une quatrième question, politique celle-là, restera posée au gouvernement ivoirien : combien de ces emplois, et quelle part de la transformation, resteront en Côte d'Ivoire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.