Côte d'Ivoire : les sinistrés du quartier Zimbabwe à Abidjan réclament un relogement

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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En Côte d'Ivoire, les anciens habitants du quartier Zimbabwe, situé dans la commune de Port-Bouët à Abidjan, expriment leur detresse face à l'absence de mesures d'accompagnement. Selon RFI, ce secteur d'une vingtaine d'hectares bordant le Port autonome a été entièrement rasé par le district autonome d'Abidjan au mois de juin 2026. Pour justifier cette opération d'expulsion massive, les autorités locales avaient principalement mis en avant des impératifs d'ordre sécuritaire et sanitaire.

Quatre mois après ces destructions, les conséquences économiques et sociales pèsent lourdement sur les populations évincées. D'après le correspondant de RFI, de nombreuses familles sont contraintes de s'éloigner pour trouver un toit. C'est le cas d'une résidente installée depuis près de trente ans qui a dû se reloger à Anyama, au nord de la métropole, subissant une hausse importante de ses dépenses quotidiennes en passant d'un logement gratuit à une location coûteuse.

Pour les sinistrés ne disposant pas des revenus suffisants pour assumer un loyer dans la capitale économique, l'unique alternative reste l'accueil par la famille. Selon les témoignages recueillis, cette cohabitation forcée engendre des précarités multiples. Un ancien employé du centre de santé local explique ainsi devoir s'entasser avec ses proches chez un parent en attendant une solution durable.

Lors d'une conférence de presse organisée le 4 octobre 2026, le collectif représentatif des expulsés a interpellé le gouvernement ivoirien. Son président, Saïdou Traoré, a dénoncé l'abandon de ces citoyens, précisant que plusieurs enfants ont été contraints d'interrompre leur scolarité. Le regroupement exige de l'État un plan d'urgence de reclassification et de relogement pour l'ensemble des ménages touchés par cette mesure.

En réponse aux mouvements de destructions à Abidjan, le gouvernement avait annoncé, un mois après les événements de Zimbabwe, la création de 12 000 logements sociaux situés à Songon et le long de l'autoroute du Nord. Toutefois, sur le terrain, les déplacés déplorent la lenteur des concrétisations alors que leur situation précaire persiste.

Notre regard

Le développement urbain d'Abidjan ne peut se réaliser au détriment de la dignité et des droits fondamentaux des populations vulnérables. La modernisation de nos métropoles africaines doit impérativement concilier aménagement du territoire, justice sociale et garantie du droit au logement pour chaque citoyen.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.