Dette : le Sénégal réunit ses créanciers le 6 octobre et plaide pour un rééchelonnement

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Sénégal a réuni le mardi 6 octobre 2026 ses créanciers extérieurs pour leur présenter sa situation financière et son programme de réformes, première étape vers un traitement de sa dette publique. La réunion, organisée par le ministère de l'Économie, des Finances et du Plan, s'est tenue à distance avec la participation du Fonds monétaire international, selon le site Œil d'Afrique.

Le FMI n'y intervenait qu'au titre de ses « bons offices » : il a exposé les grandes lignes de l'accord négocié avec Dakar et certains éléments de sa politique de prêt, mais les discussions de fond sur la restructuration relèvent du gouvernement sénégalais et de ses créanciers. Parmi ces derniers figurent la Chine, la France, l'Inde, le Koweït, l'Allemagne et le Japon, rapporte le site sénégalais Senego.

« On peut payer, mais laissez-nous respirer »

C'est en ces termes que Senego résume la position défendue par Dakar : honorer ses engagements, mais obtenir du temps. Trois pistes sont sur la table selon le même média : allonger les échéances de remboursement, abaisser les taux d'intérêt servis aux détenteurs d'obligations, ou, scénario plus radical, suspendre temporairement certains paiements. L'allongement des délais apparaîtrait comme l'option privilégiée, d'après RFI citée par Senego. Senego évoque un endettement équivalent à 130 % du PIB. Aucune décision financière n'était attendue de cette première prise de contact, qui doit déboucher sur la formation d'un comité officiel de créanciers.

Un programme de 2,2 milliards de dollars suspendu à ces assurances

L'enjeu est considérable. L'accord conclu avec le FMI, annoncé le 1er septembre 2026, porte sur une facilité élargie de crédit de 2,2 milliards de dollars (1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux) pour la période 2026-2029, détaille Œil d'Afrique. Mais le conseil d'administration du Fonds n'a toujours pas fixé de date pour l'examiner : son approbation dépend précisément des assurances de financement que les créanciers accepteront de donner.

Les chiffres rappellent l'ampleur de l'ajustement en cours. L'audit des finances publiques a établi un déficit budgétaire de 13,4 % du PIB en 2024, ramené à 6,4 % en 2025. La croissance, de 6,7 % en 2025, est projetée à 2,7 % pour 2026.

La dette régionale mise à l'abri

Dakar a explicitement exclu du périmètre la dette libellée en francs CFA contractée sur le marché régional de l'UEMOA, afin de préserver la confiance des investisseurs du continent ; les total return swaps, eux, y sont inclus. Le pays emprunte la voie du Cadre commun du G20, déjà utilisée par d'autres États africains sous pression.

Ce choix de protéger le marché régional dit quelque chose de l'équation africaine : négocier avec les créanciers extérieurs sans fragiliser les circuits de financement que le continent a bâtis lui-même.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.