Durban FilmMart : un documentaire tanzano-kényan rafle cinq des 39 prix du marché du film africain

Le Durban FilmMart, principal marché de coproduction du cinéma africain, a clos sa 17e édition le lundi 12 octobre 2026 à Durban, en Afrique du Sud, par une cérémonie de remise des prix. L'événement, tenu du 9 au 12 octobre sur le thème « Shifting Worlds: Turning Towards Ourselves », a réuni 1 131 professionnels venus de 56 pays, selon l'organisation citée par le quotidien sud-africain TimesLIVE.
Au total, 39 prix apportés par 30 partenaires ont été attribués, pour une valeur dépassant 2 millions de rands, soit plus de 120 000 dollars.
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Le projet le plus récompensé est « The Ones With the Tempered Flowers », une coproduction entre la Tanzanie et le Kenya, réalisée par la Tanzanienne Neema Ngelime et produite par la Kényane Ivy Kiru, sous les bannières AQ Pictures et LBx Africa. Ce documentaire expérimental interroge le corps, l'histoire familiale et les attentes imposées aux femmes en Tanzanie, selon le site spécialisé Sinema Focus.
Le projet a remporté cinq distinctions : la bourse de la National Film and Video Foundation sud-africaine pour le meilleur documentaire, dotée de 100 000 rands, ainsi que les prix des marchés et festivals DOK Leipzig, Movies that Matter, Sheffield DocFest et Visions du Réel, qui ouvrent des accès à des rendez-vous professionnels en 2027.
Le Nigeria, l'Éthiopie, le Soudan et la Libye primés
Les deux autres bourses de 100 000 rands de la NFVF sont allées au projet de fiction nigérian « The Boy Who Spoke Static », porté par le collectif Agbajowo, et au film d'animation éthiopien « Sunday Morning », réalisé par Minasie Terefe. Trois prix de 10 000 dollars ont été décernés : le JustFilms de la Fondation Ford au documentaire algérien « The Thread and the Wall – Le Fil et le Mur » de Mouni Bouallam, le prix de coproduction d'Al Jazeera au projet palestinien « On the Sea Road », et le Climate Story Labs au film libyen « The Birth of Derna » de Hussein Eddeb.
Le projet soudanais « Where Do I Belong? », de Talal Afifi et Ibrahim « Snoopy » Ahmad, a cumulé le prix Docubox et la bourse New Voices du Sundance Institute, soit 5 000 dollars chacun. Le Burkina Faso a été distingué avec « My Djomélé Night », de Barkima Nafissatou Laguempedo, et la République démocratique du Congo avec « The Basement », de Mélanie K. Zawadi, qui obtient un accès complet au marché de 2027.
« Nous sommes ravis d'avoir accueilli un tel éventail de cinéastes », a déclaré Magdalene Reddy, directrice du Durban FilmMart Institute, citée par TimesLIVE.
Le palmarès dit aussi d'où vient l'argent du cinéma africain. Si la NFVF sud-africaine, MultiChoice, MTN Group, la National Lotteries Commission et l'Industrial Development Corporation figurent parmi les soutiens du marché, l'essentiel des dotations en espèces provient de bailleurs et de diffuseurs extérieurs au continent : Fondation Ford, Al Jazeera, Red Sea Film Fund, TRT, Sundance, festivals européens. Les histoires sont africaines ; les guichets qui les financent, beaucoup moins.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


