Ebola : Africa CDC ne retrouve pas 700 millions de dollars sur les 962 millions de la riposte en RDC

Sur les 962 millions de dollars que les bailleurs internationaux disent avoir engagés pour combattre l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo, plus de 700 millions restent « inconnus des autorités nationales ». C'est le constat rendu public le 14 octobre 2026 à Kinshasa par le directeur général d'Africa CDC, le docteur Jean Kaseya, confirmé le lendemain par un communiqué de l'agence sanitaire de l'Union africaine publié à Addis-Abeba.
D'après ce communiqué, les 962 millions de dollars n'ont pas été versés au gouvernement congolais, mais directement à des organisations internationales et à des ONG chargées de la riposte. Un exercice de vérification conduit avec l'Institut national de santé publique (INSP) n'a permis de retracer qu'environ 220 millions : 120 millions déjà dépensés et 100 millions encore disponibles. Africa CDC précise que 30 % seulement des organisations convoquées se sont présentées pour partager leurs informations financières.
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Africa CDC qualifie la situation de « déficit majeur de transparence et de communication financière » et juge « inacceptable que des organisations reçoivent des centaines de millions de dollars » sans rendre de comptes aux autorités chargées de coordonner la riposte. « Nous n'allons pas lâcher », a déclaré Jean Kaseya devant la presse, selon Radio Okapi. « Ces fonds existent et nous allons poursuivre ce combat. »
L'agence annonce qu'elle va travailler avec Kinshasa pour reconstituer, organisation par organisation, les montants reçus, les dépenses engagées, les activités financées et les résultats obtenus. Elle dit aussi être prête à appuyer des mesures administratives contre les structures qui refuseraient de se soumettre à cet exercice : suspension ou retrait de leur accréditation, voire signalement de leurs noms aux autorités d'autres pays africains.
Une riposte financée par-dessus l'État
Le dossier dépasse la seule comptabilité. Il met en lumière une mécanique devenue habituelle sur le continent : des centaines de millions de dollars d'argent sanitaire circulent par des canaux parallèles, hors du budget et hors du contrôle de l'État censé piloter la réponse. Africa CDC ne met pas directement en cause les bailleurs, qu'elle décrit comme ayant décaissé les fonds à leurs partenaires de mise en œuvre ; elle vise les organisations bénéficiaires, qui n'ont, selon elle, pas répondu aux demandes répétées des autorités congolaises et de l'agence africaine.
Pendant ce temps, l'épidémie continue de frapper l'est du pays. Le bras de fer engagé par Africa CDC porte donc sur une question simple : qui décide, et qui rend compte, quand l'argent de la santé des Congolais ne passe pas par le Congo. La prochaine étape annoncée est la publication d'un état réconcilié des financements, organisation par organisation.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





