Ebola en RD Congo : le ministre français des Affaires étrangères appelle à renforcer l'aide

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Ebola en RD Congo : le ministre français des Affaires étrangères appelle à renforcer l'aide
Photo : MONUSCO Photos · CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu le 3 octobre 2026 dans la province de l'Ituri, en République démocratique du Congo. Selon France 24, cette visite visait à témoigner du soutien de la France face à la 17e épidémie d'Ebola que traverse le pays, devenue la plus meurtrière de son histoire. Le ministre a souligné que la lutte contre les virus nécessite une action collective, affirmant qu'il est impératif d'éradiquer ces menaces là où elles apparaissent.

La situation sanitaire demeure préoccupante avec 8 300 cas recensés, dont 4 018 décès et 2 162 guérisons, soit un taux de létalité de 48,4 % d'après les autorités congolaises. Si le virus circule désormais avec moins d'intensité en Ituri, il se propage vers d'autres zones, notamment le Nord-Kivu, selon le virologue Jean-Jacques Muyembe. Entre janvier et juillet 2026, la France a déjà alloué 13,4 millions d'euros pour soutenir les efforts de riposte sanitaire dans sept provinces.

La gestion de l'épidémie se heurte à des défis logistiques et sécuritaires majeurs. Des affrontements armés en Ituri ont provoqué le déplacement de plus de 5 000 personnes, entravant les opérations de santé publique selon l'ONU. Par ailleurs, la méfiance d'une partie des populations locales complique le suivi des cas. Le ministre a visité le centre de traitement de Rwampara, érigé par l'ONG Alima, qui affiche actuellement un taux d'occupation de 24 %.

Lors de son séjour, Jean-Noël Barrot a rencontré le président Félix Tshisekedi à Kinshasa. Les discussions ont également porté sur la coopération judiciaire. Le ministère congolais de la Justice a officialisé le lancement d'un projet de 1,3 million d'euros, soutenu par la France, destiné à faciliter l'accès à la justice pour les victimes de violences sexuelles liées aux conflits. Le ministre a par ailleurs demandé que la lumière soit faite sur le décès de Karine Buisset, une humanitaire française tuée en mars 2026.

Notre regard

La gestion des crises sanitaires en Afrique ne peut se limiter à une aide ponctuelle. Elle exige une souveraineté renforcée des systèmes de santé africains et une stabilité politique durable. La solidarité internationale doit s'inscrire dans le respect des populations et la protection des acteurs humanitaires, afin de garantir le droit fondamental à la santé pour chaque citoyen congolais face à ces épreuves.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.