Ebola en RDC : 4 336 morts et un taux de létalité de 48 %, le Nord-Kivu concentre les nouveaux cas

Story Africa·13 octobre 2026·3 min de lecture
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L'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo depuis sa déclaration le 15 mai 2026 a atteint 8 978 cas et 4 336 décès, selon le bilan de l'Institut national de santé publique congolais publié le 11 octobre 2026 et rapporté par Africanews. C'est près de deux fois le nombre de morts de l'épidémie de 2018-2020, qui avait tué environ 2 300 personnes et était due à une autre espèce du virus.

Une souche sans vaccin

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La souche en cause est Bundibugyo. Pour celle-ci, il n'existe aujourd'hui ni vaccin homologué ni traitement spécifique, rappelle l'Organisation mondiale de la santé : la riposte repose sur les soins de soutien, la détection précoce et la prévention des infections. Dans son point au 6 octobre, l'OMS recensait 8 728 cas confirmés et 4 205 décès confirmés, pour 2 269 guérisons, soit une létalité brute de 48,2 % : près d'un malade sur deux meurt. Des cas ont été enregistrés dans 64 zones de santé réparties sur sept provinces.

Le foyer se déplace vers le Nord-Kivu

L'Ituri reste la province la plus touchée en cumul, mais le centre de gravité de l'épidémie glisse vers le Nord-Kivu. Selon Médecins sans frontières, cette province représentait près de 40 % des nouveaux cas du pays au 5 octobre 2026, contre 24 % fin août. L'organisation indique aussi que 34 % des malades confirmés étaient, au 28 septembre, pris en charge dans des structures non spécialisées, faute de lits. Stephanie Hoffmann, coordinatrice du centre MSF de Butembo, affirme que la capacité de traitement est « poussée à sa limite ».

Traçage des contacts sous la cible

Le suivi des personnes exposées, clé de la riposte, reste insuffisant. Au 4 octobre, l'OMS avait pu suivre 23 741 des 29 535 contacts identifiés, soit 80,4 %, en dessous de la cible de 85 %. Africa CDC appelle à une riposte ancrée dans les communautés : recherche active des cas, traçage systématique, suivi quotidien. Son directeur général, le Camerounais Jean Kaseya, insiste sur la nécessité de savoir où se trouve chaque contact.

À Beni et Butembo, les équipes affrontent un obstacle qui n'est pas médical. L'insécurité, les rumeurs et la désinformation nourrissent la méfiance, dénonce Daniel Makasi Levergénois, fondateur de Watoto Radio. Alberto Lusenge, responsable communautaire à Beni, prévient que cette défiance peut dissuader les habitants de déclarer leurs symptômes et de coopérer avec les équipes de riposte, parfois attaquées. Ce sont les mêmes territoires que les massacres armés et l'effondrement des services publics ont épuisés depuis une décennie.

Un cas importé contenu au Kenya

L'épidémie a franchi une frontière début octobre. Un Kényan de 40 ans, testé positif en RDC, a voyagé par la route jusqu'à Kampala puis en avion jusqu'à Nairobi, où il est arrivé le 3 octobre ; hospitalisé et isolé, il est mort le 5 octobre. Le ministère kényan de la Santé a annoncé le 11 octobre n'avoir enregistré aucun nouveau cas depuis : sur 122 contacts listés, 108 sont en quarantaine sans symptômes, et les 293 échantillons testés sont tous revenus négatifs. Africa CDC précise qu'il s'agit d'un cas importé et non d'une épidémie kényane. Nairobi a mis en place un numéro d'information, le 719, et appelle à la vigilance.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.