Ebola en RDC : l'essai EBO-PEP teste en Ituri une pilule de prévention, plus de 250 volontaires

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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Dans un centre médical de la province de l'Ituri, à l'est de la République démocratique du Congo, un essai clinique baptisé EBO-PEP évalue depuis juillet 2026 un antiviral en comprimé destiné aux personnes exposées au virus Ebola mais encore sans symptômes, a rapporté Africanews le 3 octobre 2026. Plus de 250 participants sont déjà recrutés.

Pour entrer dans l'essai, il faut avoir été en contact avec un cas confirmé au cours des cinq jours précédents et ne présenter aucun signe de la maladie. Les volontaires sont vus chaque jour pendant 21 jours, puis revus au quarante-deuxième jour. L'objectif annoncé est d'atteindre près de 1 000 personnes, adultes et enfants à partir de 12 ans.

Une souche orpheline de vaccin

L'essai porte sur la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin n'est aujourd'hui homologué : les outils déployés lors des précédentes flambées congolaises ne protègent pas contre elle. Le médecin investigateur Jacques Zawadi, cité par Africanews, résume l'enjeu en disant que chercher un traitement pour une maladie qui n'en a pas « donne de l'espoir ».

Il s'agit de la dix-septième épidémie d'Ebola recensée dans le pays. Partie de l'Ituri à la mi-mai 2026, elle a atteint au moins 8 300 cas confirmés et environ 4 000 morts, selon Africanews. Le quotidien tunisien La Presse, qui faisait état le 2 octobre 2026 de 4 018 décès, 8 300 cas et 2 162 guérisons, la décrit comme la plus meurtrière de l'histoire congolaise.

Kinshasa annonce une décrue

Le 2 octobre 2026 à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, de l'Hygiène et de la Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté un bilan arrêté au 29 septembre : 8 224 cas confirmés, sept provinces et 63 zones de santé touchées, selon Radio Okapi. Douze zones n'avaient plus enregistré de nouveau cas depuis plus de 42 jours et huit autres depuis 22 à 42 jours. Le ministre a estimé que « le pic est vraiment derrière nous », décrivant une épidémie qui se resserre autour de foyers de plus en plus localisés.

Son ministère appelle néanmoins au maintien des mesures de prévention : une zone de santé n'est déclarée libérée qu'après 42 jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d'incubation. Les résultats de l'essai EBO-PEP, eux, détermineront si les milliers de contacts recensés à chaque flambée pourront un jour recevoir, en Afrique centrale, un traitement préventif par voie orale.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.