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- Alors que Nairobi s'approche de la fin de son épidémie, l'agence sanitaire de l'Union africaine demande à Riyad de lever ses restrictions de voyage et de visas : « L'Afrique a besoin de partenariat, pas de punition.
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L'Africa CDC, l'agence sanitaire de l'Union africaine, a demandé le 3 novembre 2026 « le réexamen et la levée urgents » des restrictions de voyage et de visas liées à Ebola imposées au Kenya par l'Arabie saoudite. L'agence, basée à Addis-Abeba, qualifie ces mesures de larges et d'injustifiées, et appelle les autres pays à ne pas suivre cet exemple.
« L'Afrique a besoin de partenariat, pas de punition ; de solidarité, pas de stigmatisation », déclare le directeur général de l'Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, dans ce communiqué. L'agence demande à Riyad d'engager rapidement des discussions avec le Kenya, l'Africa CDC et l'Organisation mondiale de la santé.
Neuf cas, deux morts, une seule chaîne de transmission
Le Kenya a enregistré neuf cas confirmés, dont deux décès, tous rattachés à un unique cas importé, selon l'Africa CDC. Aucun nouveau cas confirmé n'a été signalé depuis le 19 octobre 2026, précise l'agence — Capital FM situant pour sa part la dernière contamination confirmée au 20 octobre.
Le premier malade, un Kenyan revenu de République démocratique du Congo via l'Ouganda, avait vu son infection confirmée le 6 octobre, rapporte Capital FM. Huit contaminations ont suivi, touchant quatre membres de sa famille et quatre soignants.
Le directeur général de la santé, Patrick Amoth, a indiqué à Capital FM que les 135 contacts liés au cas initial avaient tous été retrouvés. Quarante-six personnes placées en quarantaine devaient rentrer chez elles le 3 novembre, après un premier groupe de vingt libéré le 26 octobre ; cinquante-deux restent sous surveillance. « Les cas confirmés ont très bien répondu au traitement », a déclaré le responsable, qui rappelle que la vigilance doit être maintenue jusqu'à la fin du décompte de 42 jours fixé par l'OMS.
Neuf de ces contacts se trouvaient hors du Kenya ; les autorités concernées ont été informées au titre du Règlement sanitaire international de 2005. Autrement dit, Nairobi a signalé, tracé et déclaré.
Ce que punit vraiment une fermeture de frontière
C'est là que le reproche de l'Africa CDC porte : sanctionner par des restrictions un pays qui a rendu son épidémie publique revient à apprendre aux États que la discrétion coûte moins cher que la déclaration. Le Nigeria a lui aussi joué la transparence : son centre national de contrôle des maladies a annoncé le 2 novembre que deux cas suspects isolés dans le nord-est étaient négatifs après deux séries de tests, rapporte RFI.
L'épidémie reste très lourde dans son foyer congolais, avec plus de 5 000 morts depuis sa déclaration en mai 2026, selon RFI. L'Ouganda a été déclaré exempt d'Ebola en août par l'OMS, après vingt cas et deux décès, et la République centrafricaine, sans cas signalé, a renforcé ses contrôles aux frontières.
Sources et crédits photo
- Africa CDC Stands With Kenya, Calls for Lifting of Unjustified Ebola Travel Restrictions (via allAfrica)
- 46 Ebola Contacts Set for Release As Kenya Moves Closer to Containing Outbreak (Capital FM, via allAfrica)
- Nigerian Health Chiefs Confirm Negative Results in Ebola Cases (RFI, via allAfrica)
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.
