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- Tout voyageur embarquant vers les États-Unis doit désormais déclarer par écrit ne pas s'être trouvé en RDC dans les 21 jours précédents.
- L'Africa CDC, lui, dénonce des restrictions qui frappent l'Afrique sans preuve.
Tout passager d'un vol international à destination des États-Unis doit désormais signer une déclaration attestant qu'il ne s'est pas trouvé en République démocratique du Congo dans les vingt et un jours précédant son voyage. La mesure, entrée en vigueur début novembre 2026, émane des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l'agence sanitaire fédérale américaine, selon Africanews.
Les CDC la présentent comme une mesure de santé publique destinée à réduire le risque d'introduction du virus Ebola sur le territoire américain par la voie aérienne. Aucun responsable n'est nommé dans le texte de l'agence, et Africanews ne fait état d'aucun dispositif de vérification dans les aéroports américains, ni d'aucune réaction de Kinshasa, de l'Africa CDC ou de l'Organisation mondiale de la santé à cette décision précise.
Une souche sans vaccin homologué
L'épidémie qui frappe le continent a fait plus de 5 300 morts, la très grande majorité en RDC, selon l'agence sanitaire africaine citée par Africanews. Elle est due à la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué. Des essais cliniques ont été lancés ces dernières semaines avec le vaccin Ervebo, dont l'efficacité est établie contre la souche Zaïre, plus répandue.
« Un partenariat, pas une punition »
Le 3 novembre 2026, depuis Addis-Abeba, l'Africa CDC s'est élevé contre ce type de mesures, à propos cette fois de l'Arabie saoudite, qui a imposé au Kenya de larges restrictions de voyage et de visa. « Nous ne devons pas punir la transparence », a déclaré son directeur général, le docteur Jean Kaseya, qui ajoute que « l'Afrique a besoin de partenariat, pas de punition ».
L'agence continentale rappelle que les mesures sanitaires doivent reposer sur les preuves scientifiques, la proportionnalité, la transparence et le Règlement sanitaire international, et non sur la peur ou la seule présence de cas importés. Elle juge que les pays africains ne doivent pas subir de restrictions disproportionnées du seul fait qu'ils sont africains, et que les mêmes critères scientifiques devraient s'appliquer qu'un cas importé soit détecté en Afrique ou en Europe. La détection d'un cas importé n'est pas en soi la preuve d'une défaillance sanitaire nationale, souligne-t-elle.
Au Kenya, le bilan reste d'ailleurs circonscrit : neuf cas confirmés, dont deux décès, tous rattachés à un unique cas importé confirmé le 6 octobre 2026, et aucun nouveau cas depuis le 19 octobre, selon l'Africa CDC. Le 3 novembre 2026, cinq patients commençaient à sortir d'hôpital après cinq tests PCR négatifs.
L'attestation américaine, elle, ne cible que la RDC et repose sur la parole du voyageur. Elle place les ressortissants congolais et tous ceux qui transitent par le pays devant une formalité que les autorités sanitaires du continent, à ce stade, ne jugent pas justifiée.
Sources et crédits photo
- US requires air passengers to attest they haven't visited Ebola-hit DRC — Africanews
- Africa CDC Stands With Kenya, Calls for Lifting of Unjustified Ebola Travel Restrictions — Africa CDC
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.
