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- La Banque africaine de développement a signé la première phase du projet Dandara, dans le sud de l'Égypte, dont toute l'électricité ira à l'aluminium égyptien pendant vingt-cinq ans.
La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé le 2 novembre 2026 la signature d'un accord de financement de 66 millions de dollars pour la première phase du projet solaire et de stockage Dandara, dans le gouvernorat de Qena, dans le sud de l'Égypte.
Le montage comprend 46 millions de dollars sur les ressources ordinaires du groupe de la Banque et 20 millions de dollars de financement concessionnel du Fonds pour les technologies propres, rattaché aux Fonds d'investissement climatiques, selon le communiqué de l'institution. Un financement additionnel de 151 millions de dollars de dette doit être mobilisé auprès d'un consortium d'institutions de financement du développement, qui n'est pas nommé. Le conseil d'administration de la Banque avait approuvé le projet en juillet 2026.
500 mégawatts et une batterie pour la pointe du soir
La centrale doit totaliser 500 mégawatts de capacité solaire, couplés à un système de stockage par batteries de 100 mégawattheures chargé de fournir de l'électricité au moment du pic de consommation du soir. La BAD attend une production annuelle estimée à 1 373 gigawattheures et une mise en service complète au début de 2028. Le projet est porté par Dandara Solar Power S.A.E, une société de projet détenue par Scatec et ses partenaires.
De l'électricité pour l'aluminium égyptien
L'unique acheteur sera l'Aluminium Company of Egypt (EgyptAlum), dans le cadre d'un contrat d'achat d'électricité de vingt-cinq ans, le transport étant assuré par l'Egyptian Electricity Transmission Company. La Banque met en avant une baisse d'environ un demi-million de tonnes d'émissions de dioxyde de carbone par an.
Pour Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de l'électricité, de l'énergie, du climat et de la croissance verte, l'association du solaire à grande échelle et du stockage répond notamment au mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union européenne. Autrement dit, décarboner l'aluminium égyptien conditionne son accès au marché européen. L'enjeu dépasse l'Égypte : il porte sur la capacité des industries africaines à rester compétitives face à des règles écrites ailleurs.
Un chiffre à garder en tête : 23 emplois permanents
Le communiqué annonce environ 2 500 emplois pendant la construction et 23 postes permanents en exploitation. L'écart rappelle que les grandes centrales solaires créent surtout de l'activité de chantier, et que la valeur durable pour un pays se joue dans la fabrication des équipements et la maîtrise technique, pas seulement dans la production d'électricité.
Ces éléments proviennent de l'annonce de la BAD elle-même : ni le coût total du projet, ni le nom des prêteurs du consortium, ni le calendrier des phases suivantes n'y sont précisés.
Sources et crédits photo
Photo : Olaf Tausch · CC BY 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.
