Égypte : la fintech Paymob lève 35 millions de dollars auprès de Mubadala et de la BERD

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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La start-up égyptienne Paymob a annoncé le 30 septembre 2026 la clôture d'un tour de table pré-série C de 35 millions de dollars, mené par le fonds souverain d'Abou Dhabi Mubadala Investment Company et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), rapporte Disrupt Africa.

British International Investment, Global Ventures et DPI Ventures ont également participé à l'opération. Fondée en 2015 au Caire par Islam Shawky, Alain El Hajj et Mostafa Menessy, l'entreprise avait porté sa série B à 72 millions de dollars en septembre 2024, selon la même source.

Une infrastructure de paiement née au Caire

Paymob fournit aux commerçants des outils d'acceptation de paiements numériques : terminaux, liens de paiement, encaissement en ligne, soit plus de soixante solutions selon Disrupt Africa. La plateforme revendique environ 350 000 commerçants équipés et indique avoir intégré près de 20 000 marchands dans les pays du Golfe depuis janvier 2025.

L'entreprise opère en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et à Oman. Les fonds serviront à élargir l'acceptation des paiements numériques et à lancer de nouveaux produits destinés aux petites et moyennes entreprises, a indiqué le directeur général Islam Shawky, qui dit viser une plateforme de référence pour le « commerce agentique », c'est-à-dire des transactions initiées par des agents logiciels.

Ce que cela change pour les commerçants africains

En Afrique, l'essentiel du commerce reste assuré par de très petites entreprises longtemps tenues à l'écart des services financiers formels, faute de terminaux, d'historique bancaire ou de frais supportables. Les plateformes de paiement développées sur le continent, du kényan M-Pesa aux acteurs nigérians et sud-africains, ont montré que la solution venait rarement de l'extérieur.

La trajectoire de Paymob illustre aussi une dépendance : les tours de table des champions technologiques africains reposent largement sur des capitaux du Golfe, d'Europe et d'Amérique du Nord, ce qui pose la question du contrôle à long terme de ces infrastructures devenues stratégiques. L'enjeu, pour les marchés africains, est que ces fonds servent d'abord à faire baisser le coût du paiement pour les commerçants du continent, et non uniquement à financer une expansion vers des marchés plus solvables.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.