Égypte : le syndicat des journalistes porte plainte après l'arrestation de toute la rédaction de Matsda2sh

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Égypte : le syndicat des journalistes porte plainte après l'arrestation de toute la rédaction de Matsda2sh
Photo : Tom T · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le syndicat égyptien des journalistes a décidé à l'unanimité, le 6 octobre 2026, de déposer plainte auprès du procureur général pour des violences physiques subies en détention par six journalistes de la plateforme d'investigation Matsda2sh, interpellés fin septembre. Le même jour, une source du ministère de l'Intérieur a qualifié ces accusations d'« entièrement infondées », rapporte Ahram Online.

Une rédaction entière interpellée

Selon Human Rights Watch, Abdallah Qadry, Mohamed Ashraf Abu Emeira, Islam Barakat, Omar Helal, Mohamed Mahmoud et Mohamed Adel ont été arrêtés les 28 et 29 septembre 2026 lors de descentes coordonnées, sans mandat ni motif présentés à leurs familles. Ahram Online situe les arrestations au 1er octobre. Fondée en 2018, Matsda2sh publiait des enquêtes et des travaux de vérification des faits en Égypte et dans la région.

Les six sont poursuivis pour appartenance et financement d'un groupe terroriste et pour usage d'un site internet au profit d'une organisation extrémiste, indique le site égyptien Manassa. Le ministère de l'Intérieur affirme depuis le 1er octobre que la plateforme serait pilotée de l'étranger pour le compte des Frères musulmans, une affiliation que la rédaction a toujours niée.

Ce que les avocats ont porté devant le parquet

Devant le parquet suprême de la sûreté de l'État, les 5 et 6 octobre 2026, les journalistes ont été interrogés plus de dix heures d'affilée, près de douze heures pour l'un d'eux, selon Manassa. Leurs avocats ont déclaré au parquet que leurs clients avaient été entravés et privés de vue, battus et soumis à des chocs électriques, puis contraints de lire devant une caméra des déclarations préparées à l'avance. Le syndicat parle de « contrainte à faire de fausses déclarations » et demande leur libération sous sa garantie.

Le démenti officiel

La source sécuritaire citée par Ahram Online présente ces allégations comme une manœuvre destinée à échapper aux poursuites, rappelle que « tout le monde est égal devant la loi » et que seules les autorités judiciaires sont compétentes. Le syndicat relève que les détenus — un membre inscrit et cinq stagiaires — avaient des contrats de travail en règle et étaient payés par des banques égyptiennes.

Une liberté de la presse sous contrainte

Pour Bassam Khawaja, directeur régional adjoint de Human Rights Watch, arrêter d'un seul coup toute la rédaction d'une plateforme indépendante est « profondément alarmant ». L'ONG rappelle, en s'appuyant sur le Comité pour la protection des journalistes, que 25 journalistes sont emprisonnés en Égypte.

Mohamed Ashraf Abu Emeira a été placé en détention provisoire pour quinze jours dans le dossier 8083/2026, selon Manassa, et le syndicat a mis en place un comité de suivi. Défendre les droits des Africains, c'est aussi exiger de leurs propres États qu'ils laissent informer : l'issue de cette plainte dira ce que vaut, en Égypte, la parole d'une institution professionnelle face à l'appareil sécuritaire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.