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Égypte : les six journalistes de la plateforme de vérification Matsadaash placés en détention

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Les six journalistes qui composent l'intégralité de la rédaction de Matsadaash, plateforme égyptienne indépendante de vérification des faits, ont été interpellés en Égypte entre le 28 et le 30 septembre 2026, selon Africanews et le quotidien sud-africain The Citizen. Le ministère de l'Intérieur a confirmé les arrestations le 1er octobre 2026, en accusant le média d'exploiter une page en ligne « non autorisée » et de diffuser de fausses informations.

Les interpellations ont commencé le lundi 28 septembre 2026. Deux journalistes, Mohamed Mahmoud et Omar Hilal, ont été arrêtés le 30 septembre, rapporte The Citizen. La plateforme affirme n'avoir reçu aucune information officielle sur les lieux de détention de ses membres. D'après Africanews, aucune charge formelle n'avait été déposée au moment de l'annonce du ministère.

Des accusations non étayées

Les autorités avancent également des liens présumés entre la rédaction et des « comités médias » des Frères musulmans, organisation interdite en Égypte. Africanews souligne qu'aucune preuve n'a été présentée à l'appui de cette affirmation. Le gouvernement égyptien rejette par ailleurs les accusations d'atteinte aux droits humains et soutient que les personnes détenues font face à des poursuites pénales de droit commun. À ce stade, la présomption d'innocence s'applique pleinement aux six journalistes.

Créée en 2018, Matsadaash s'était fait connaître en passant au crible des déclarations officielles et des contenus viraux. C'est précisément ce travail de contradiction qui est aujourd'hui en cause : interpeller une rédaction entière revient à faire taire d'un coup un média complet, et non à poursuivre un journaliste isolé.

Vingt-six journalistes derrière les barreaux

L'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) dénombre vingt-six journalistes actuellement détenus dans le pays en lien avec leur travail. Lobna Darwish, de cette organisation, décrit un environnement devenu « dangereux » pour la profession, selon Africanews. Mahmoud Kamel, du syndicat de la presse, est également cité parmi les voix qui s'inquiètent de cette séquence.

Une bataille africaine, pas seulement égyptienne

La liberté de la presse n'est pas un luxe importé : c'est l'outil qui permet aux citoyens africains de demander des comptes à leurs dirigeants. De Nairobi à Dakar, des rédactions indépendantes se construisent avec peu de moyens et beaucoup de risques. Ce qui se joue au Caire concerne donc tout le continent : un média qui vérifie les chiffres de l'État rend service à la nation, il ne la menace pas. Story Africa suivra le sort des six journalistes et appelle à la clarté sur leur situation judiciaire.

La suite dépendra des décisions du parquet égyptien : soit l'ouverture d'une procédure publique et contradictoire, soit une détention provisoire prolongée, pratique régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits humains dans le pays.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.