El Fasher : Amnesty International accuse les RSF d'enrôler des enfants et de violer des adolescentes

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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El Fasher : Amnesty International accuse les RSF d'enrôler des enfants et de violer des adolescentes
Photo : USAID · Public domain, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Amnesty International accuse les Forces de soutien rapide (RSF) d'avoir enrôlé des garçons et violé des adolescentes pendant le siège d'El Fasher, au Nord-Darfour, dans un rapport intitulé « City Under Siege, Children Under Fire » publié en octobre 2026. Janine Morna, chercheuse sur les enfants au sein du programme de réponse aux crises de l'organisation, en a détaillé les conclusions dans un entretien relayé le 5 octobre 2026 par Dabanga Sudan.

Selon l'organisation, des garçons ont été employés par les RSF pour combattre, garder du bétail et collecter des renseignements. Un commandant du groupe, cité dans le rapport, affirme que « environ 40 % » de son unité de 90 hommes était composée de jeunes. Amnesty International documente par ailleurs des viols de filles, dont celui d'une adolescente de 13 ans enlevée puis violée pendant plusieurs jours.

Une génération privée d'école et de nourriture

Le siège a aussi coupé les enfants des biens les plus élémentaires. Aucun des 39 enfants interrogés par les chercheurs n'avait eu accès à l'école depuis des années. L'organisation dit avoir établi la mort de quatre enfants faute de nourriture disponible, un chiffre qu'elle estime inférieur à la réalité. Au total, elle affirme avoir documenté huit des onze crimes contre l'humanité énumérés par le droit international.

Le rapport nomme un officier, le général de division Gedo Hamdan Ahmed Mohamed, dit « Abu Shouk », qu'il présente comme responsable de la supervision des détentions à El Fasher. Ces éléments sont ceux de l'organisation : aucune juridiction ne s'est prononcée à ce stade, et les personnes mises en cause demeurent présumées innocentes aussi longtemps qu'un tribunal n'a pas statué.

Ce que l'organisation demande

Amnesty International formule quatre demandes : couper les soutiens économiques des RSF, en désignant en particulier l'appui attribué aux Émirats arabes unis ; déployer des forces de protection indépendantes et neutres ; financer les mécanismes d'enquête et les poursuites internationales ; et garantir un accompagnement psychosocial durable aux survivantes et survivants.

Le Soudan est entré dans sa troisième année de guerre entre l'armée et les RSF, et El Fasher a concentré l'essentiel des combats au Darfour. Le rapport déplace la question du décompte militaire vers une autre, plus difficile à réparer : une classe d'âge entière sortie du système scolaire, et des familles dont les enfants ont été transformés en combattants ou en cibles. Les mécanismes de justice internationale restent, pour l'heure, le seul recours ouvert aux victimes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.