El Niño : l'ONU n'a reçu qu'un cinquième des 202 millions de dollars demandés

À quelques semaines du pic attendu d'El Niño, l'appel humanitaire lancé conjointement par la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) n'a reçu qu'environ un cinquième des 202 millions de dollars demandés, soit quelque 40 millions, rapportait Africanews le 25 septembre 2026.
Douze pays africains sur vingt-deux
L'appel, publié le 18 juin 2026 et couvrant la période de juin 2026 à mars 2027, vise à protéger 8,8 millions de personnes dans 22 pays à haut risque. Douze sont africains : Cameroun, Éthiopie, Kenya, Madagascar, Malawi, Mozambique, Nigeria, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Ouganda et Zimbabwe. Selon Africanews, six millions de Somaliens se trouvent déjà en situation de crise alimentaire.
« Agir tôt est plus efficace et moins coûteux »
La logique de cet appel est celle de l'action anticipative : intervenir avant que la sécheresse ou les inondations ne frappent, plutôt que réparer ensuite. La FAO estime que chaque dollar investi de cette manière peut éviter jusqu'à sept dollars de pertes. « Agir tôt est plus efficace et moins coûteux », résumait Beth Bechdol, directrice générale adjointe de l'organisation, au lancement de l'appel.
Rein Paulsen, directeur des urgences à la FAO, a désigné le nœud du problème : le financement reste, selon lui, un véritable obstacle qui limite la capacité à atténuer l'impact des inondations comme des sécheresses. El Niño, qui réchauffe périodiquement les eaux du Pacifique équatorial, dérègle les régimes de pluies bien au-delà de cet océan.
Ce qui vient ensuite
Le pic du phénomène est attendu entre octobre et décembre 2026, selon Africanews. Passé ce cap, les interventions changent de nature et de prix : il ne s'agit plus de prévenir, mais de secourir — plus tard, plus cher, pour de moins bons résultats.
Ce déficit de financement mérite d'être nommé pour ce qu'il est : un arbitrage. Les outils de prévision existent, les pays à risque sont identifiés depuis juin, le calcul économique est documenté par les agences elles-mêmes. Ce qui manque, ce n'est pas la connaissance, c'est la décision de payer. Et les conséquences de cette hésitation se mesureront d'abord dans des villages de la Corne de l'Afrique et d'Afrique australe, très loin des capitales qui tiennent les cordons de la bourse.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.