Enfants soldats : Washington inscrit le Nigeria sur sa liste 2026, avec cinq autres pays africains

Les États-Unis ont inscrit le Nigeria sur la liste 2026 du Child Soldiers Prevention Act (CSPA), publiée dans le rapport annuel du département d'État sur la traite des personnes, rapporte le quotidien nigérian Premium Times le 13 octobre 2026. Au titre de la section 402 de cette loi, Washington désigne les gouvernements dont les forces armées, la police, d'autres forces de sécurité ou des groupes armés soutenus par l'État recruteraient ou utiliseraient des enfants soldats.
Quatorze pays figurent sur la liste : le Nigeria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie, la Somalie, le Soudan du Sud et le Soudan pour l'Afrique, auxquels s'ajoutent l'Afghanistan, la Birmanie, l'Iran, la Russie, le Rwanda, le Venezuela et le Yémen. Les décisions couvrent la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.
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L'inscription ouvre la voie à des restrictions sur une partie de l'aide militaire américaine : les programmes de formation militaire (IMET), les financements militaires étrangers (FMF) et la cession de matériels de défense excédentaires. Elle touche aussi les licences de ventes commerciales directes d'équipements militaires. Selon Premium Times, ces restrictions peuvent s'appliquer à partir du 1er octobre, sauf dérogation ou exception accordée par le président Donald Trump.
Pour l'armée nigériane, engagée depuis plus de quinze ans contre l'insurrection djihadiste dans le Nord-Est, l'enjeu est concret : accès aux formations, aux financements et aux équipements américains.
Une liste qui ne dit pas que l'armée recrute des enfants
La nuance est importante et le journal nigérian la souligne : la désignation n'établit pas que l'armée ou les services de sécurité du Nigeria recrutent ou utilisent des enfants soldats. Le CSPA couvre aussi les groupes armés, et le Nord-Est du pays est confronté depuis des années aux enlèvements et au recrutement d'enfants par Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), pour des rôles de combat comme de soutien.
La loi américaine définit l'enfant soldat comme toute personne de moins de 18 ans recrutée de force dans des forces étatiques, ou utilisée dans les hostilités par des forces armées distinctes d'une armée nationale. La définition englobe les fonctions d'appui — cuisiniers, porteurs, messagers, soignants, gardes — et les victimes d'exploitation sexuelle. Pour établir ses listes, le département d'État dit s'appuyer sur ses propres agents, les agences des Nations unies, des organisations internationales, la société civile et les médias locaux et internationaux.
Pas de réponse d'Abuja pour l'instant
Aucune réaction officielle du gouvernement nigérian n'a été rapportée par Premium Times au moment de la publication. La question posée au Nigeria, comme aux cinq autres États africains listés, est celle du contrôle de ses propres armées et supplétifs : six pays du continent se retrouvent jugés par une loi américaine sur une réalité — des enfants arrachés à l'école et envoyés au front — dont les premières victimes sont africaines.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


