Érythrée : Asmara réclame des sanctions de l'ONU contre l'Éthiopie, premier vol vers Mekele le 11 octobre

L'Érythrée a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies le 10 octobre 2026 pour demander que l'Éthiopie soit condamnée et que des « mesures de dissuasion » soient prises contre elle. Selon Al Jazeera, qui cite la lettre du ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Saleh, Asmara invoque le chapitre VII de la Charte des Nations unies, celui qui autorise le recours aux sanctions comme à la force armée.
Osman Saleh affirme que les accusations éthiopiennes d'incursions érythréennes servent à justifier une « guerre d'agression ». La veille, le 9 octobre, Addis-Abeba avait écrit au même Conseil pour dénoncer une « invasion totale » et soutenir que des troupes érythréennes avaient pénétré jusqu'à 60 kilomètres à l'intérieur du Tigré. Le chef de la diplomatie éthiopienne, Gedion Timothewos, a parlé d'un « acte flagrant d'agression » et invoqué l'article 51 sur la légitime défense, sans préciser quelles mesures son pays prenait.
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Sur le terrain, l'armée éthiopienne a repoussé les combattants du TPLF cette semaine, reprenant la capitale régionale Mekele, et dit avoir mené des frappes de drones contre des soldats érythréens, rapporte Al Jazeera. Le mois dernier, une alliance de sept groupes armés avait attaqué les forces fédérales au Tigré pour renverser le Premier ministre Abiy Ahmed. Addis-Abeba accuse l'Érythrée de soutenir le TPLF.
Les deux capitales s'adressent donc au Conseil de sécurité plutôt qu'aux institutions du continent, alors que le siège de l'Union africaine se trouve à Addis-Abeba même. Pour l'analyste de la Corne de l'Afrique Faisal Roble, interrogé depuis Nairobi par Al Jazeera, les deux camps marchent vers un conflit ouvert et leurs courriers onusiens relèvent de la « posture ».
Les vols reprennent vers Mekele
Ethiopian Airlines a annoncé la reprise de ses vols vers Mekele le 11 octobre 2026, la vente des billets ayant été ouverte le 9 octobre, selon Africanews. La compagnie nationale avait suspendu ses liaisons vers Mekele, Shire et Axoum le 23 septembre 2026 en invoquant la « situation actuelle » au Tigré. Les vols vers Shire et Axoum restent suspendus, et la sécurité demeure instable.
Au cœur du différend, l'accès à la mer. Le 5 octobre 2026, Abiy Ahmed a redit que l'Éthiopie, privée de littoral depuis l'indépendance érythréenne de 1993, devait obtenir un accès à la mer Rouge. Asmara y lit une menace sur son port d'Assab. Le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel, a accusé le 9 octobre sur X l'Éthiopie d'agression à ce sujet.
Les deux voisins se sont déjà affrontés de 1998 à 2000. Le rapprochement engagé après l'arrivée d'Abiy Ahmed au pouvoir en 2018 a volé en éclats, et ce sont les mêmes populations du Tigré et du sud de l'Érythrée qui en paient le prix.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


