Esclavage : Buckingham exclut des excuses de Charles III avant sa tournée dans les Caraïbes

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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Esclavage : Buckingham exclut des excuses de Charles III avant sa tournée dans les Caraïbes
Photo : dbking · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le roi Charles III ne présentera pas d'excuses officielles pour l'esclavage lors de sa tournée dans les Caraïbes, prévue fin octobre et début novembre 2026, a indiqué Buckingham Palace, qui assure cependant que le souverain n'esquivera pas « les jours les plus sombres de notre passé ». L'information, rapportée par l'agence Reuters, a été reprise le 3 octobre 2026 par le quotidien sud-africain TimesLIVE.

Accompagné de la reine Camilla, Charles III doit se rendre aux Bahamas, au Guyana et à Antigua-et-Barbuda, où se tiendra du 1er au 4 novembre le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth. Le palais explique que les excuses et les réparations relèvent du gouvernement britannique, lequel a écarté tout versement, et annonce une visite tournée vers le présent et l'avenir des pays visités plutôt que vers le règlement du passé.

Trois millions de déportés

La Grande-Bretagne a transporté environ 3,2 millions d'Africains réduits en esclavage entre le XVe et le XIXe siècle, deuxième puissance européenne derrière le Portugal, selon Reuters. Charles III demeure chef d'État de plusieurs pays caribéens et dirige un Commonwealth de 56 membres, ce qui place la question de la réparation au cœur même de l'institution qu'il préside.

La CARICOM, elle, accélère

Du côté caribéen, la démarche se structure. La troisième conférence régionale de la CARICOM sur les réparations s'est tenue du 17 au 19 septembre 2026 à la Barbade, sur le thème « Reparatory Justice as the Coming Enlightenment », rapporte le journal britannique The Voice. La secrétaire générale Carla Barnett y a rappelé que la traite des Africains mis en esclavage et la dépossession des peuples autochtones exigent reconnaissance, responsabilité et transformation. Le professeur Hilary Beckles préside la Commission des réparations créée en 2013, et douze États membres disposent désormais d'une commission nationale.

Le plan en dix points, élargi en juillet 2026, couvre la santé publique et l'éducation, la réhabilitation psychologique, le développement culturel, le soutien aux communautés autochtones, la justice de genre, l'annulation de la dette et la compensation financière. Une résolution adoptée à l'ONU le 25 mars 2026 a qualifié l'esclavage racialisé de bien le plus grave des crimes contre l'humanité, et la déclaration d'Addis-Abeba de 2025 a arrimé le processus caribéen à l'Union africaine.

L'écart est donc net : d'un côté une revendication collective de plus en plus outillée juridiquement, portée conjointement par l'Afrique et sa diaspora caribéenne ; de l'autre un refus britannique maintenu. La tournée royale et le sommet d'Antigua diront si ce refus peut encore tenir sans réponse de fond.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.