États-Unis : le téléphone de la députée somalo-américaine Ilhan Omar saisi, sa famille convoquée

Des agents fédéraux ont perquisitionné à l'aube du lundi 12 octobre 2026 le domicile de la représentante démocrate Ilhan Omar, dans la région de Washington, et saisi son téléphone. Plus d'une douzaine de citations à comparaître devant un grand jury siégeant au Minnesota ont par ailleurs été émises, dont certaines visant des membres de sa famille, rapporte l'agence Associated Press, qui cite une personne informée de l'enquête ayant requis l'anonymat.
L'enquête porterait sur d'éventuelles fraudes liées aux documents d'immigration de la députée née en Somalie. Son étendue exacte reste floue, souligne AP. Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a laissé entendre que les autorités examinaient de possibles infractions liées aux papiers d'immigration de sa famille. Le mardi 13 octobre, la procureure fédérale de Washington, Jeanine Pirro, a affirmé sur Fox News qu'il existait « plusieurs enquêtes » visant Ilhan Omar et que son bureau se penchait aussi sur ses déclarations financières, ajoutant que tout délit établi serait poursuivi.
Le plus lu du momentManganèse : Paris veut devenir premier actionnaire d'Eramet, trois ans avant l'interdiction gabonaise d'exporter brut →À ce stade, aucune charge n'a été retenue contre la députée, qui bénéficie de la présomption d'innocence.
« Je ne me laisserai pas réduire au silence »
Ilhan Omar a réagi sur le réseau X, dénonçant une tentative de cibler des adversaires politiques et d'instrumentaliser les forces de l'ordre fédérales. Elle accuse Donald Trump de mener contre elle, depuis dix ans, une campagne de mensonges et de dénigrement, et affirme qu'elle ne se taira pas. Des élus démocrates ont condamné la perquisition, y voyant un ciblage politique. Sollicité par AP le mercredi 14 octobre, son représentant n'avait pas répondu.
Trois semaines avant les élections
Le calendrier nourrit la controverse. La perquisition est intervenue environ trois semaines avant les élections de mi-mandat de novembre, auxquelles Ilhan Omar se représente. AP rappelle que le ministère de la Justice s'abstient historiquement de tout acte d'enquête public visant un candidat dans les soixante jours précédant un scrutin.
Une trajectoire que la diaspora suit de près
Élue pour la première fois en 2018 dans le 5e district du Minnesota, qui englobe Minneapolis, Ilhan Omar est la première ancienne réfugiée africaine à siéger au Congrès des États-Unis et l'une des deux premières femmes musulmanes américaines élues à la Chambre des représentants. Membre du groupe progressiste surnommé « The Squad », elle est l'une des figures africaines les plus visibles de la vie politique américaine.
Au-delà de son cas personnel, l'affaire touche un point sensible pour les Africains naturalisés aux États-Unis : la possibilité que des documents d'immigration vieux de plusieurs décennies soient réexaminés et deviennent une arme politique. C'est à cette aune que les communautés africaines de la diaspora regardent la suite de la procédure.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


