États-Unis : les Afrikaners concentrent la quasi-totalité des réfugiés admis en 2026

La quasi-totalité des plus de 12 900 réfugiés admis aux États-Unis au cours de l'exercice budgétaire 2026 sont originaires d'Afrique du Sud, rapporte le Christian Science Monitor dans une enquête publiée le 30 septembre 2026. Il s'agit presque exclusivement d'Afrikaners, la minorité blanche descendante des colons néerlandais, érigée en priorité absolue par l'administration Trump.
Le contraste est saisissant avec la période précédente : sous la présidence de Joe Biden, plus de 100 000 réfugiés originaires de 85 pays avaient été accueillis sur le seul exercice 2024, rappelle le même média. Pour les douze mois à venir, 17 500 places sont prévues, et l'administration annonce qu'elles seront « principalement » réservées à ce groupe.
Un plafond historiquement bas, puis une exception
Le mécanisme s'est construit en deux temps. Le 30 octobre 2025, le plafond d'admissions pour l'exercice 2026 a été arrêté à 7 500 personnes, le plus faible de l'histoire du pays, selon l'organisation de réinstallation Global Refuge. Puis, le 27 mai 2026, une décision présidentielle d'urgence a ouvert jusqu'à 10 000 places supplémentaires réservées aux Sud-Africains blancs, indique l'International Refugee Assistance Project (IRAP).
Pendant ce temps, des dossiers déjà instruits dorment. Lors de la suspension du programme américain de réinstallation en janvier 2025, plus de 120 000 réfugiés avaient reçu une approbation conditionnelle et plus de 12 000 avaient déjà un billet d'avion, selon l'IRAP. Parmi les candidats écartés figurent des Congolais, mais aussi des Birmans, des Irakiens et des Iraniens, détaille le Christian Science Monitor.
« Un système qui n'aide que les Afrikaners »
Pour justifier ce choix, un porte-parole du département d'État américain affirme privilégier les Afrikaners qui fuiraient une discrimination raciale encouragée par l'État sud-africain. Les organisations de défense des réfugiés contestent la démarche sans viser la communauté concernée : Krish O'Mara Vignarajah, présidente de Global Refuge, déclare au Christian Science Monitor s'opposer à « un système qui n'aide que les Afrikaners ». Sharif Aly, président de l'IRAP, y voit un affront aux 120 000 réfugiés laissés dans le circuit administratif.
Les Afrikaners arrivés racontent d'ailleurs une installation modeste : Daan Nel, ancien cadre du secteur minier sud-africain, travaille de nuit dans une usine de tuyaux de l'Oklahoma, rapporte le média américain. L'un d'eux reconnaît même que le danger couru par d'autres peut dépasser le sien.
La question posée aux Africains et aux Afro-descendants est d'une autre nature : celle d'une protection internationale qui, dans la première puissance mondiale, cesse d'être évaluée sur le risque encouru pour l'être sur l'origine du demandeur.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.