Éthiopie : Abiy Ahmed investi pour un second mandat de cinq ans, le Tigré de nouveau en guerre

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Abiy Ahmed a prêté serment le 5 octobre 2026 à Addis-Abeba pour un second mandat de cinq ans à la tête du gouvernement fédéral éthiopien, après avoir été reconduit à l'unanimité par la chambre basse du Parlement, selon Africa Radio. La séance ouvrait la première année de travail de la septième législature, rapporte l'agence officielle Ethiopian News Agency. Le chef du gouvernement était le seul candidat en lice : son Parti de la prospérité contrôle environ 90 % des sièges.

Un Parlement sans contre-pouvoir réel

Le scrutin général du 1er juin 2026 a donné au Parti de la prospérité 438 des 486 sièges effectivement pourvus, loin devant EZEMA (13 sièges) et le Mouvement national des Amhara (6 sièges), huit indépendants complétant l'Assemblée. La participation a été annoncée à 95,7 % pour plus de 54 millions d'inscrits. Mais 61 des 547 sièges de la Chambre sont restés vacants faute de sécurité, dont 38 pour le seul Tigré, où le vote n'a pas pu se tenir ; au moins 143 bureaux ont été perturbés. Des organisations d'opposition avaient dénoncé avant le vote l'étouffement de la contestation.

« Sortir des forêts » et la mer Rouge

Devant les députés, Abiy Ahmed a appelé les groupes armés à quitter « les forêts » pour rejoindre des « mécanismes de paix », et plaidé pour avancer « main dans la main », affirmant que l'Éthiopie « n'a pas d'enfants perdants, seulement des gagnants ». Il a réaffirmé que l'accès à la mer Rouge est vital pour un pays de 130 millions d'habitants, en promettant de l'obtenir « par des moyens pacifiques ».

Cet appel au dialogue intervient au moment même où la guerre reprend dans le nord. Les forces fédérales ont pris le contrôle de Mekele après le retrait des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ; frappes aériennes et tirs d'artillerie y ont tué au moins 17 personnes, selon des sources humanitaires citées par Africa Radio. Addis-Abeba accuse l'Érythrée, le Soudan et l'Égypte de soutenir les rebelles, ce que ces trois pays démentent ; les relations diplomatiques avec Asmara sont rompues.

Un poids lourd du continent sous surveillance

Le président de la Commission de l'Union africaine a félicité Abiy Ahmed, rappelant le rôle de l'Éthiopie comme pays hôte du siège de l'organisation panafricaine, et le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'est déplacé pour l'occasion, indique le quotidien kényan People Daily. Pour le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, la question n'est pas la solidité d'une majorité parlementaire, mais la capacité d'un pouvoir sans opposition à tenir ses promesses de paix devant ses propres citoyens, en commençant par ceux qui n'ont pas pu voter.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.