Éthiopie : des centaines de milliers d'Oromo célèbrent l'Irreecha à Addis-Abeba puis à Bishoftu

L'Irreecha, grande fête de l'action de grâce du peuple oromo, a réuni des centaines de milliers de personnes au bord du lac Hora Finfinnee, à Addis-Abeba, le 3 octobre 2026, avant une seconde célébration le 4 octobre au lac Hora Harsade, à Bishoftu, selon l'agence éthiopienne Fana. C'est l'un des plus vastes rassemblements culturels du continent.
Un rituel lié au cycle des saisons
L'Irreecha marque la fin de la saison des pluies et l'ouverture de la saison des récoltes. Vêtus de leurs habits traditionnels, les participants se rassemblent au bord de l'eau et y plongent des brins d'herbe fraîche et des fleurs, gestes de gratitude, d'espérance et de renouveau. Chants, prières et danses accompagnent la journée. Les Aba Gada, autorités coutumières, ont ouvert la fête par des bénédictions appelant la paix et la prospérité sur les participants.
Le système Gada, patrimoine de l'humanité
La fête est inséparable du Gada, le système oromo d'organisation sociale et politique fondé sur des classes d'âge et des mandats limités, inscrit par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. L'Irreecha en constitue l'expression la plus visible : une institution africaine de délibération et de transmission, maintenue vivante par ses propres détenteurs plutôt que conservée dans un musée.
Un message de paix très attendu
À Addis-Abeba, la maire Adanech Abiebie a décrit l'Irreecha comme une expression vivante « de l'action de grâce, de la paix, de l'amour et de l'unité », rapporte Fana, invitant les Éthiopiens à traduire ces principes en efforts concrets pour la concorde nationale. La célébration de la capitale avait pour thème l'Irreecha au service de la renaissance nationale.
Les voix des participants
Sur les rives, les témoignages recueillis par la presse ont tourné autour du même mot. « La paix avant tout », a résumé un participant cité dans un reportage repris par Ghana Eye Report ; « quand il y a la paix, on peut bien travailler », a ajouté un autre. Dans un pays traversé par plusieurs conflits, l'insistance des fidèles sur la réconciliation et le dialogue n'a rien d'une formule : elle dit l'attente d'une population qui a fait de sa plus grande fête un espace de parole collective.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.