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Éthiopie-Érythrée : rupture des relations diplomatiques et dix diplomates expulsés d'Addis-Abeba

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Le ministère érythréen des Affaires étrangères a annoncé le 1er octobre 2026 la rupture de tous les liens diplomatiques avec l'Éthiopie, le même jour où Addis-Abeba déclarait fermer son ambassade à Asmara. Les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réconciliés en 2018, se retrouvent ainsi sans canal officiel au moment où les combats s'intensifient dans le nord de l'Éthiopie.

Selon Al Jazeera, l'Éthiopie a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens, parmi lesquels le chargé d'affaires et des représentants accrédités auprès de l'Union africaine, avec quarante-huit heures pour quitter le pays. Un diplomate égyptien a également été expulsé ; Le Caire a répliqué en déclarant indésirable un conseiller de l'ambassade d'Éthiopie. L'Érythrée a estimé n'avoir « aucune option » autre que la réciprocité, rapporte Africanews.

Trois voisins mis en cause

Addis-Abeba accuse l'Érythrée, le Soudan et l'Égypte de soutenir l'alliance d'opposition conduite par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Asmara a qualifié ces allégations de stupéfiantes et affirme que c'est l'Éthiopie qui poursuit une politique d'hostilité, toujours selon Al Jazeera. Aucune de ces accusations croisées n'a été étayée publiquement par des preuves, et elles restent à ce stade des affirmations d'États.

Le Tigré de nouveau sous les armes

Les affrontements ont repris fin septembre 2026, selon Africanews, qui évoque des centaines de morts et de blessés, des milliers de déplacés dans les régions du Tigré, de l'Afar et de l'Amhara, ainsi qu'une explosion visant un site militaire à Addis-Abeba. Médecins sans frontières indique que « plus de 700 blessés » ont été pris en charge dans des hôpitaux de plusieurs zones du Tigré.

Ce que l'histoire a déjà coûté

L'Éthiopie et l'Érythrée se sont affrontées de 1998 à 2000 dans une guerre frontalière qui a fait des dizaines de milliers de morts. Le rapprochement engagé en 2018 par le Premier ministre Abiy Ahmed avait valu à celui-ci le prix Nobel de la paix. L'accord de cessation des hostilités signé à Pretoria en novembre 2022, qui a mis fin à deux ans de guerre au Tigré, n'incluait pas l'Érythrée : cette absence, dénoncée à l'époque par plusieurs analystes du continent, pèse aujourd'hui.

Pour l'Afrique, l'enjeu dépasse les deux capitales. L'Union africaine, dont le siège est à Addis-Abeba, a été l'architecte de l'accord de Pretoria ; la paralysie diplomatique entre deux de ses États membres se joue à sa porte. La Corne de l'Afrique, déjà traversée par la guerre au Soudan et l'instabilité somalienne, ne peut se permettre un nouveau front interétatique : c'est aux institutions africaines, et non aux parrainages extérieurs, qu'il revient de rouvrir une table de négociation.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.