Éthiopie : l'armée accuse le Soudan et l'Égypte d'appuyer le TPLF, l'ONU alarmée

Le maréchal Birhanu Jula, commandant de l'armée éthiopienne, a accusé le 27 septembre 2026, sur la chaîne YouTube des forces armées, le Soudan et l'Égypte de soutenir et de ravitailler les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), alors que les affrontements ont repris dans le nord du pays depuis le mercredi 23 septembre, selon Al Jazeera.
Des accusations croisées dans la Corne
Selon Al Jazeera, l'officier a affirmé que l'Éthiopie faisait face à des forces alliées servant des « intérêts de puissances externes » et que celles-ci ne pourraient avancer sans être « soutenues et ravitaillées » par ces deux pays. Africanews rapporte qu'il a également mis en cause l'Érythrée. L'armée soudanaise a rejeté ces allégations comme dépourvues de fondement et a formulé une contre-accusation : des appuis aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) transiteraient par le territoire éthiopien, entraînement et drones compris. Aucune de ces affirmations n'a été vérifiée de façon indépendante.
Le Tigré, l'Amhara et l'Afar touchés
Les combats se déroulent dans les régions du Tigré, de l'Amhara et de l'Afar. Africanews évoque au moins 150 000 personnes déplacées dans l'Afar, sans chiffre consolidé, et des coupures d'internet et de téléphonie au Tigré. Aux Nations unies, le porte-parole Stéphane Dujarric a exprimé une grave préoccupation face à la dégradation sécuritaire et s'est dit particulièrement troublé par les informations sur l'emploi de drones et les atteintes aux civils. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Volker Türk s'est déclaré profondément alarmé. L'ONU cite cinq écoles frappées au Tigré le 22 septembre, des civils tués à Kobo, dans l'Amhara, le 24 septembre, et une frappe de drone sur un camion d'aide alimentaire.
Une alliance de sept groupes armés
Le contexte est lourd : une alliance de sept groupes armés a été annoncée pour renverser le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, et la guerre de 2020-2022 dans le nord du pays aurait fait environ 600 000 morts, selon Al Jazeera. Laetitia Bader, directrice adjointe pour la Corne de l'Afrique à Human Rights Watch, met en garde contre un risque croissant pour les civils au moment où l'attention diplomatique faiblit.
Ce qui vient ensuite
Le secrétaire général António Guterres s'entretient avec des dirigeants, tandis que l'envoyé spécial pour la Corne de l'Afrique, Guang Cong, a engagé des discussions avec des interlocuteurs nationaux et régionaux. Les appels portent sur un cessez-le-feu, le dialogue et un accès humanitaire sécurisé. Pour les peuples de la Corne, l'enjeu est double : refuser que le nord de l'Éthiopie redevienne un champ de bataille par procuration, et exiger de tous les belligérants, éthiopiens comme voisins, qu'ils répondent de leurs actes devant les civils.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.