Expulsions : plus de 500 étrangers envoyés par les États-Unis vers six pays africains, selon Human Rights Watch

Story Africa·8 octobre 2026·2 min de lecture
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Les États-Unis ont expulsé plus de 500 ressortissants de pays tiers vers six pays africains, affirme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport de 125 pages publié le 8 octobre 2026. Les pays concernés sont le Cameroun, l'Eswatini, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud. Aucune de ces personnes n'était ressortissante de l'État où elle a été débarquée.

Le titre du rapport, « Faire peur aux gens », reprend l'objectif qu'un responsable américain non identifié a attribué à ce dispositif devant la commission des relations étrangères du Sénat, selon l'organisation. Les chercheurs de HRW ont interrogé 24 personnes expulsées entre février et juillet 2026, à distance et parfois en personne. Le document comporte deux annexes, dont les réponses de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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Menottés pendant dix-huit heures de vol

HRW décrit des passagers menottés et enchaînés sur des vols pouvant dépasser dix-huit heures, avec peu ou pas d'information sur leur destination. L'accès aux soins et aux médicaments varie selon les pays d'arrivée. Plusieurs personnes ont été placées en détention arbitraire une fois sur le sol africain.

Le cas de Tesfay T., Éthiopien de 35 ans, illustre la mécanique décrite par l'ONG : un juge de l'immigration lui avait accordé une suspension d'expulsion. Il a refusé de signer un formulaire de départ volontaire pour le Tchad ; un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, l'a signé à sa place. L'avion a atterri au Cameroun. Le premier vol documenté, celui de Billy H., originaire d'Asie du Sud-Est, est arrivé en Eswatini le 16 juillet 2025.

Des États africains en bout de chaîne

Au moins douze personnes ont été envoyées vers des pays où les relations entre personnes de même sexe sont pénalisées ; certaines avaient le statut de réfugié, selon HRW. L'organisation estime que ces renvois violent le principe de non-refoulement — l'interdiction de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la persécution ou la torture — et privent les intéressés d'un recours effectif. La Cour suprême des États-Unis doit se pencher sur la question en décembre 2026 ; elle a pour l'instant laissé l'administration poursuivre.

Michael Garcia Bochenek, directeur par intérim du programme États-Unis de HRW, demande à Washington de cesser ces expulsions vers des pays incapables de mener des procédures d'asile complètes et équitables, en l'absence d'accords formels et transparents.

L'ONG adresse une demande distincte aux gouvernements africains signataires : résilier ou suspendre ces arrangements, respecter le non-refoulement et ne détenir personne sans fondement juridique clair. C'est là que se joue une question de souveraineté : accueillir, sans traité public ni garantie, des personnes qu'un autre État veut éloigner.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.